Signe indéniable des multiples enjeux qu’il revêt, le Sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEMAC du 16 décembre prochain, suscite une mobilisation sans précédent. Dans tous les Etats de la sous-région, les différents états-majors sont en alerte maximale.
Au niveau du Gabon, le ministre des Comptes publics, Charles M’BA avec ses collègues de l’Economie et des Participations, Mays MOUISSI et des Affaires étrangères Regis ONANGA NDIAYE ont pris part, ce 14 décembre 2024, à une session extraordinaire du conseil des ministres de l’Union des États d’Afrique centrale (UEAC).
Cette session avait pour but de structurer l’avant-projet de l’ordre du jour du Sommet extraordinaire des Chefs d’État de la CEMAC du 16 décembre 2024 à Yaoundé (Cameroun). Selon des sources proches du dossier, cette réunion d’envergure qui réunira les dirigeants du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, du Tchad et de la RCA, sera consacrée principalement sur la situation économique, monétaire et financière de la zone ainsi que les mesures de consolidation de la résilience des économies.
L’on indique par ailleurs qu’elle devrait permettre d’aborder des questions cruciales pour l’avenir de la sous-région. Il convient de noter que cette réunion de haut niveau, survient dans un contexte de fragilisation de l’économie de la zone. Certains experts évoquent même une « situation macro-économique des six pays de la CEMAC au rouge avec un surendettement prononcé ».
L’un de ces États à savoir le Congo Brazzaville est en quasi cessation de paiement. « Les fonctionnaires ne sont plus payés régulièrement et accumulent des arriérés de salaires. La Guinée Équatoriale est également en pleine récession. Les autres États sont aussi très endettés. Parmi les mesures envisageables, il y a le risque de dévaluation du Franc CFA d’Afrique centrale. Mais la dévaluation n’est pas la seule mesure qui est souvent envisagée en pareille circonstance ».
Il existe un ensemble d’autres mesures d’austérité, dont certaines ont déjà été prises dans les différentes lois des finances des États. Cela est le cas de la diminution ou l’arrêt de la subvention des carburants. ll y a aussi la réduction du train de vie de l’État. Tout cela c’est pour rendre la dette soutenable disent-ils, afin de continuer à rembourser les créanciers des Clubs de Paris et de Londres.


















