La Commission économique pour l’Afrique (CEA) organise actuellement une exposition au Centre de conférence des Nations Unies, à Addis-Abeba. A l’occasion de l’ouverture de cette activité, le Secrétaire exécutif par intérim de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Antonio Pedro a fait une importante déclaration.
Il a ainsi préconisé l’établissement de partenariats solides et de stratégies innovantes pour exploiter de nouvelles opportunités dans le sillage des crises économique et environnementale affectant les pays africains.
De son avis, il a déclaré qu’avec les progrès technologiques et la numérisation de l’économie, il est clair que durant la pandémie la crise « était une solution rapide pour l’intégration régionale et pour exploiter le dividende démographique sur le continent ».
Pour rappel, l’exposition de la CEA de cette année, la première du genre, présente le travail de la CEA en vue de forger de nouveaux partenariats et de renforcer ceux qui existent déjà pour permettre à la Commission de servir efficacement ses États membres dans un environnement complexe et en évolution rapide. En outre, l’Expo célèbre les réalisations de la CEA au cours des trois dernières années, tout en identifiant les domaines potentiels de synergie sur lesquels la CEA peut tirer parti pour améliorer l’efficience et l’efficacité dans ses domaines d’intervention stratégiques.
Occasion pour M. Pedro de lancer une invite aux parties prenantes, à faire part de leurs commentaires sur les domaines de travail de la CEA et sur ceux qui nécessitent des améliorations pour que la Commission fournisse des « services axés sur le client qui répondent à la complexité et au dynamisme de l’environnement ».
L’Expo de la CEA présente divers produits – tangibles et intangibles – des divisions et des Bureaux sous-régionaux. Sont exposés, entre autres, des mécanismes de financement innovants pour combler le déficit de financement climatique et des réformes des politiques budgétaires et monétaires pour répondre au resserrement de l’espace budgétaire et à la vulnérabilité de la dette.
« Je suis convaincu que les exposants fourniront aux participants les détails nécessaires sur leurs réalisations, leurs meilleures pratiques et leurs défis pour leur permettre d’identifier les domaines nécessitant une collaboration renforcée et de nouvelles améliorations afin que personne sur le continent ne soit laissé pour compte », a affirmé M. Pedro, réitérant que « c’est un évènement incontournable pour les partenaires internes et externes, car les avantages de participer à l’évènement sont innombrables ».
Autrement dit, Selon M. Pedro, l’innovation est nécessaire pour gérer les défis. Du moins si l’on concédè que l’Afrique est ce que le monde, en général et le continent africain en particulier, font face à des défis et des opportunités nouveaux et complexes, comme en témoignent les impacts du changement climatique, les tensions géopolitiques avec des ramifications dans les crises alimentaire et énergétique.
Selon lui, la COP27 a présenté de nouvelles opportunités d’investissement sur le continent pour créer des marchés de crédits carbone, déployer des énergies renouvelables et trouver des solutions à la transition énergétique pour le reste du monde. Dans le même temps, la Covid 19 a ouvert des opportunités en Afrique pour participer au développement de la chaîne de valeur pharmaceutique, par exemple.
À propos de la CEA
Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.
Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.


















