Au Gabon bien que la reprise économique progressive ait démarré en 2021 et ait accéléré son rythme en 2022, les conditions de vie de la population n’ont pas encore retrouvé leur niveau d’avant la crise., renseigne un récent rapport de la Banque mondiale.
Selon ledit document, en 2021, l’emploi a souffert des mesures restrictives imposées par le gouvernement pour prévenir de nouvelles vagues d’infection, entraînant une baisse des revenus des ménages, en particulier pour les travailleurs indépendants et les travailleurs informels, qui ont subi de sévères pertes de revenus.
Bien que la deuxième vague de la pandémie (de février à juin 2021) ait affecté négativement les activités économiques au Gabon, l’impact a été moins dramatique que celui de la première vague. Le niveau maximal du pourcentage de ménages ayant subi des pertes d’emploi en raison de la pandémie était de 14,0%en juillet 2021, contre 25,9% en mai 2020, après le début de la pandémie.
L’effet négatif de la deuxième vague sur l’emploi a réduit les revenus de l’ensemble des ménages, les plus affectés étant les revenus provenant des transferts nationaux, de la propriété, des investissements et de l’épargne, et de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. La possibilité de se payer les aliments de base et les médicaments s’est trouvée amenuisée par la pandémie de Covid-19, ce qui a entrainé une augmentation de l’insécurité alimentaire.
Par ses effets sur l’emploi et les revenus, la pandémie de Covid-19 a restreint la capacité des ménages à se procurer des aliments nutritifs (tel que le poisson) et des services de santé de base en 2021, tout comme en 2020. La deuxième vague de la pandémie a entraîné une augmentation de l’insécurité alimentaire,10 plus marquée dans les zones urbaines. Le taux d’insécurité alimentaire parmi les ménages est passé de 82,6% en novembre 2020 à 84,3% en avril 2021 avant de commencer à baisser avec la levée du deuxième confinement à 73,3% en novembre 2021.
De plus, tout au long de 2021, plus de 40% des ménages vivaient en insécurité alimentaire sévère. Il y a également eu une forte réduction de la capacité des ménages à s’acheter des médicaments pendant la deuxième vague et les confinements, suivie d’une reprise progressive. En avril 2021, l’accès aux médicaments a chuté à 72%, contre 83% en novembre 2020.
Par ailleurs, la pandémie a également impacté de manière significative le capital humain, ce qui pourrait façonner les générations futures. Des niveaux plus alarmants d’insécurité alimentaire sont susceptibles d’affecter les enfants des ménages vulnérables, la dénutrition ayant un impact à long terme sur le développement du capital humain du pays.
Par ailleurs, l’une des premières mesures prises pour endiguer la propagation du virus au Gabon a été la fermeture de toutes les écoles et universités du pays. En conséquence, la moitié de tous les enfants du pays ont déclaré n’avoir aucune activité d’apprentissage pendant le confinement et les mois suivants jusqu’à la réouverture des écoles., conclut la l’institution de Bretton Woods.



















