Le recours massifs, ces derniers temps, des pays de l’Afrique centrale au marché des titres publics peut parfois être source de conséquences néfastes pour les Etats. pour. Afin d’éviter de telles situations, le Fonds monétaire international (FMI) s’engage à renforcer les capacités des différents acteurs de cet écosystème monétaire.
L’institution de Bretton Woods, via son Centre régional d’assistance technique du FMI pour l’Afrique Centrale (AFRITAC Centre) va organiser un séminaire régional sur la mise en œuvre du plan d’émission des titres publics.
Selon l’institution financière, ce séminaire vise à améliorer les connaissances des participants sur des décisions tactiques qui sont régulièrement prises dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’émission de titres publics.
Notamment, la fixation du taux de coupon d’une obligation du Trésor, la sélection des lignes de titres publics à abonder et le prix limite des offres à accepter, et dans le cadre des opérations de rachat, la sélection des titres et le prix limite à payer pour chaque titre.
Faut-il le rappeler, le marché des titres publics lancé en novembre 2011, par la BEAC, dans le but de dynamiser le marché monétaire sous-régional, constitue un cadre alternatif permettant aux Etats de mobiliser des ressources, pour la couverture de leurs besoins de financement, suite à la suppression progressive des avances octroyées aux Etats par la BEAC.
Le marché régional des titres publics repose sur le mécanisme d’émission des titres publics selon lequel, les adjudications des valeurs du Trésor s’effectuent par voie d’appel d’offres, organisées par la Direction nationale de la BEAC du pays émetteur.
Ce marché vise plusieurs objectifs. Il s’agit entre autres, de collecter davantage, de ressources que dans le système des avances directes de la Banque Centrale aux Trésors.
Il permet également aux entreprises et aux particuliers, de souscrire à des instruments financiers rentables, peu risqués et liquides par le canal des institutions habilités.
Tout comme, il donne la possibilité aux établissements de crédit, de placer à des taux d’intérêt intéressants leurs liquidités oisives déposées à la BEAC.
Il permet également de contenir les pressions inflationnistes que les tirages sur les ressources monétaires sont susceptibles d’engendrer ; de donner une plus grande marge de flexibilité à la politique monétaire et constituer un stock suffisant de titres servant de support à la politique d’open market ; d’élargir la gamme des supports de placement des épargnants et des investisseurs.
Il s’agit enfin de moderniser le mode de financement des Trésors publics, en passant d’un système statique de gestion de la dette à un système plus dynamique et plus performant, pouvant permettre de mieux maîtriser les coûts et les risques afférents à l’endettement public.



















