A l’occasion des échanges avec le chef de l’Etat gabonais, Philippe Autié a passé en revue, « les nombreuses avancées qui ont ponctué la relation bilatérale depuis trois ans durant son séjour à Libreville».
Le ministre plénipotentiaire français de première classe est ainsi revenu sur le règlement du contentieux entre Veolia et la Société d’eau et d’électricité du Gabon (SEEG) ; le renforcement de la présence d’Eramet et doublement en quatre ans, de la production de manganèse de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), ainsi que sur le lancement du chantier de la nouvelle ambassade.
Le colloque d’affaires franco-gabonais au Sénat, à Paris, en mars 2019, le renouvellement du traité de défense ainsi que la visite à Paris en 2019, de Rose Christiane Ossouka Raponda alors ministre de la Défense nationale, celle du chef d’état-major des armées, le général Lecointre à Libreville, tout comme celle du ministre de l’Intérieur, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou à Paris en 2019, et la relance de la coopération de sécurité intérieure, n’ont pas été en reste.
La visite à Libreville du Secrétaire d’Etat, Jean-Baptiste Lemoyne en 2020, la mise en place d’un projet d’aide d’urgence Covid – 19 d’environ 3,5 milliards de FCFA (5 millions d’euros), financé par l’Agence française de développement (AFD) et la mise en œuvre, par la coopération militaire ayant permis de quintupler le parc de respirateurs du Gabon ont également fait parti du répertoire du diplomate français.
Philippe Autié a également listé le démarrage du Projet d’investissements dans le secteur éducatif gabonais, relatif à la construction d’écoles sur financement de l’AFD (150 salles construites ou réhabilitées, un deuxième lot en cours), la création de la Chambre des métiers du Gabon, le lancement du projet Museogab d’appui au musée national sans oublier l’entretien des ministres des Affaires étrangères du Gabon et de France à Paris, en juin dernier, et enfin la présidence commune d’un événement à Marseille le 6 septembre prochain, à l’occasion du Congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), en vue de la création d’un Forum d’affaires pour la mise en place de chaînes de valeur durables en Afrique.
Autrement dit, cet entretien avec le chef de l’Etat gabonais a permis de confirmer l’étroite coopération des deux pays dans le domaine de la diplomatie climatique et de la biodiversité, a indiqué le diplomate français. Qui a, en outre, relevé que « l’ambassade de France a également contribué activement à son niveau, au renforcement de la relation entre le Gabon et l’Union européenne. Notamment avec la clôture du dialogue politique intensifié et la reprise du dialogue politique normalisé ». Avant de conclure que « Ces avancées n’ont d’autre but que de consolider notre relation et d’être sur le terrain aux côtés des Gabonaises et des Gabonais ».
En retour, Ali Bongo Ondimba s’est réjoui de la qualité de la relation bilatérale entres les deux pays. Avant de regretter le contenu de certains quelques articles critiques sur son hôte, qu’il a considéré sans fondement. En effet, dès l’annonce de la fin de la mission du diplomate français à Libreville, certains médias locaux s’étaient ainsi lancés dans un exercice de dénigrement à l’endroit de sa personne, mais aussi de critique de son bilan à la tête de la chancellerie française à Libreville.
La France demeure l’un des premiers partenaires commerciaux du Gabon
Il importe enfin de relever que sur le chapitre économique entre les deux pays, avec une part de marché qui a progressé entre 2019 et 2020 passant de 24.3% à 26%, la France reste le premier fournisseur du Gabon, devant la Belgique et la Chine. Les importations françaises concernent le secteur des hydrocarbures (55 % des importations) mais également la filière du bois et le manganèse.
En outre, eu égard à l’antériorité de la présence française au Gabon, la France occupe une place toujours prédominante dans les investissements au Gabon avec une centaine d’entreprises y ayant établi des filiales dans divers secteurs : exploitation pétrolière, mines, bois, agroalimentaire, construction et travaux de génie civil, services financiers, etc. Par ailleurs, ces entreprises génèrent quelques 14 000 emplois et réalisent un chiffre d’affaires évalué à 3,23 Mds d’euros.



















