Pour éviter l’accumulation de nouveaux arriérés extérieurs, et plusieurs autres dérapages liés à une gestion approximative des liquidités, le Fonds monétaire international (FMI), a invité les autorités gabonaises à s’aligner sur la voie de la discipline budgétaire.
Dans ce cadre, plusieurs mesures correctives assorties d’échéances précises ont commencé à être mises en œuvre. Premièrement, le gouvernement a décidé de clôturer immédiatement tous les comptes publics auprès de la Caisse des dépôts et consignations et de rapatrier les dépôts dans le compte unique du Trésor, à titre d’action préalable. Cette consolidation du compte unique du Trésor contribuera à desserrer les contraintes de liquidité et à garantir des ressources suffisantes pour respecter le calendrier du service de la dette.
Deuxièmement, avec l’appui de la récente mission d’assistance technique du FMI, les autorités prennent des mesures pour améliorer la gestion des liquidités. Dans ce contexte, ils achèveront le plan de trésorerie de 2019 et l’annexeront à la loi budgétaire de 2019.
Ensuite, ils établiront des prévisions hebdomadaires des flux de trésorerie à partir du début de 2019, et enfin, ils organiseront le transfert mensuel des données relatives au service de la dette du département de la dette au Trésor, dès le début de 2019. Pour ce faire, les autorités ont l’intention de demander l’appui d’un expert à long terme pour soutenir la mise en œuvre de ces mesures.
Dans le même ordre d’idées, ils devraient également exécuter leur plan d’apurement des arriérés intérieurs. Car, le ralentissement de l’apurement des arriérés ou l’accumulation de nouveaux arriérés intérieurs pourrait compromettre les objectifs de consolidation budgétaire, miner la confiance, affaiblir le système bancaire et freiner la croissance du crédit.
Alexandre Le-grand































