Le document de cadrage macroéconomique et budgétaire 2022-2024 élaboré par le gouvernement laisse entrevoir de perspectives moins sombres par rapport aux deux dernières années.
Ce document préparé et conçu par les ministères de l’Economie et de la Relance et celui du Budget et des Comptes publics met en exergue trois principaux axes. Le premier concerne le contexte et le développement économique et budgétaire qui analyse la croissance et la diversification ainsi que les finances publiques du pays.
Le second axe est relatif au cadrage budgétaire 2022-2024, axé sur les perspectives macroéconomique et budgétaire. Sur le troisième et dernier axe, l’accent est mis sur les réformes et les dépenses sectorielles ainsi que les projets d’affectation des crédits budgétaires sectoriels.
S’agissant des perspectives macroéconomiques au cours de cette période sous revue, le gouvernement table sur une reprise progressive de l’activité économique. Cela, après un repli en 2020, dû à la crise sanitaire du Covid – 19.
Ainsi, sur la période, les principales sources de croissance resteraient quasiment les mêmes qu’en 2021. Notamment l’agriculture, le bois, les mines, les agro-industries, les Travaux publics et l’énergie.
Dans le même temps, le Produit intérieur brut progresserait en moyenne de 3,5%. Cette croissance serait portée aussi bien par les activités du secteur pétrole (+3,7%) que par les activités du secteur hors-pétrole (+3,5%).
Les autorités gabonaises indiquent par ailleurs que tous les secteurs contribueraient positivement à la croissance sur la période, avec une accélération des activités du secteur primaire (+4,9%), le maintien des performances du secteur secondaire (+4,8%) et des services (+3,8%).
Ainsi, la balance des paiements consoliderait sa situation excédentaire amorcée dès 2021 à +1,4% du PIB entre 2022 et 2024. Cette évolution résulterait du maintien de la situation excédentaire du compte financier et du renouement avec un excédent, du compte courant.
Sur cette période 2022-2024, la situation monétaire devrait s’améliorer comparativement à la période 2019-2021, marquée par une progression des avoirs extérieurs nets qui passeraient de +2,6% du PIB en 2021 à +8,9% du PIB en 2024 et se situeraient en moyenne à 7,3% sur la période 2022-2024.
Cette période devrait également être caractérisée par un accroissement de la masse monétaire (+25,2% du PIB en 2021 à +27,5% du PIB en 2024, soit 12 27,1% du PIB en moyenne sur la période 2022-2024), en lien avec le contexte de reprise d’activité et de poursuite de la mise en œuvre de politique monétaire plus accommodante.



















