L’observe conjoncturel national et du contexte économique mondial favorable en 2021 table sur des perspectives prometteuses de l’économie gabonaise en 2021. C’est que révèle le document de cadrage macroéconomique et budgétaire 2022-2024 publié par le ministère de l’Economie et de la Relance et celui du Budget et des Comptes publics, l’activité économique enregistrerait un retour à la croissance positive, avec un PIB en progression de 1,5%, contre -1,8% en 2020.
Selon le gouvernement, cette amélioration résulterait des performances du secteur hors-pétrole (2,4%) en dépit de la baisse du secteur pétrole (5,5%). Cette perspective s’expliquerait par de bonnes performances dans l’ensemble des secteurs en 2021.
Dans le secteur primaire, par exemple, la consolidation de l’activité (+1,8%) proviendrait de la hausse d’activité dans l’agriculture (+7,8%), en lien avec la bonne progression de l’agriculture de rente, notamment une production d’huile de palme en hausse de 26,1% à 88,8 milliers de tonnes.
De même, la bonne tenue de la branche exploitation forestière (+2,0%) résulterait d’une hausse prévisionnelle de la demande des industries locales. Enfin, les performances positives de la branche minière (+18,0%) s’expliqueraient par le renforcement de la production des principaux gisements (Franceville, Moanda, Okondja et Ndjolé).
Toutefois, cette hausse de l’activité économique serait atténuée par la contreperformance prévue dans la branche pétrolière (-5,5%), en raison du déclin naturel des champs matures et du respect des quotas fixés par l’OPEP+ en vue de soutenir les cours du baril.
Le secteur secondaire serait en hausse de 2,0%, en corrélation avec les performances des industries du bois (+4,0%), en liaison avec la forte reprise de la demande des industries locales et internationales (notamment chinoise et européenne). D’autre part, le dynamisme des industries agro-alimentaires (+1,7%) serait lié à l’accroissement de la production industrielle d’huile raffinée et du rebond de la consommation des ménages, particulièrement en eau et en boissons gazeuses.
De plus, la consolidation de l’activité des BTP (+9,0%) proviendrait tant du secteur public que du secteur privé (construction de la Transgabonaise, barrages hydroélectriques de Kinguélé Aval, de Ngoulmendjim et de Dibwangui, réhabilitation du chemin de fer, déploiement de la fibre optique, poursuite et développement du RIC national d’électricité, etc.).
Enfin, la croissance dans les autres industries (+3,0%), résulterait de la montée en puissance des activités dans la ZERP de Nkok et le regain des activités des BTP. En revanche, l’industrie minière contribuerait négativement à la croissance en 2021 avec un repli de 3,7% de son activité.
Quant à la hausse d’activité du secteur tertiaire (+1,8%), découlerait essentiellement des performances de la branche transport et télécommunications (+3,5%), en lien avec la poursuite des bonnes performances du transport ferroviaire et maritime. La progression de l’activité dans le Commerce (+0,7%) et les Services (+0,2%) serait plus modérée en 2021.



















