Débutées ce 05, pour s’achever le 13 août 2021, les conférences budgétaires pour l’élaboration du projet de Loi de finances 2022, s’inscrivent dans un cadre spécifique axé simultanément sur les aspects de performance et d’investissements.
En effet, le projet de budget 2022 de l’Etat gabonais comporte un certain nombre d’innovations. Selon le ministère du Budget et des Comptes publics, ses conférences budgétaires sont arrimées au Plan d’accélération de la transformation (PAT) adopté par le gouvernement. Et le ministre du Budget et des Comptes publics, Sosthène Ossounou Ndibangoye de confirmer cette approche. «Les conférences budgétaires cette année vont être articulées autour des trois pivots du Plan d’accélération de la transformation».
Lequel plan vise entre autres, à accélérer la transformation structurelle de l’économie notamment hors pétrole; favoriser une création de richesse inclusive et créatrice d’emplois, source de réduction des inégalités; poursuivre l’assainissement des finances publiques afin de dégager des marges budgétaires et à renforcer la position extérieure du pays.
Raison pour laquelle, cette année, ces conférences seront essentiellement axées sur l’investissement, autour des 12 batailles clés identifiées dans ce PAT. En outre, les échanges porteront essentiellement sur l’investissement et viseront à s’assurer que les projets retenus sont matures, c’est à dire qu’ils ont au préalable fait l’objet d’études, condition indispensable à leur bonne exécution, assure-t-on au ministère du Budget et des Comptes publics.
Par ailleurs, une attention particulière sera également portée sur la cohérence entre les projets retenus et les orientations sectorielles du PAT. Sur ce volet Sosthène Ossounou Ndibangoye met en exergue, la garantie du succès des investissements. Selon lui, pour garantir le succès des investissements qui seront pris en compte dans le PLF 2022, quelques règles doivent être précisées. «La première c’est qu’il faudra sélectionner des projets matures ayant fait l’objet d’études pour garantir leur exécution», a déclaré le membre du gouvernement.
En clair, durant ces exercices, les membres du gouvernement sont invités à solliciter des crédits d’investissements non pas sur la base d’idées de projets, mais sur des dossiers qui remplissent toutes les conditions préconisées par l’Étude PIMA du FMI qui portait sur la gestion des investissements publics.
Au terme de la première journée qui a vu la participation du ministre de la Promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, Francis Nkéa et de son collègue des Affaires étrangères, Pacôme Moubelet Boubeya, le ministre du Budget et des Comptes publics a jugé enrichissantes ces premiers échanges. «Nous avons vu les outils de la bonne gouvernance, qu’est-ce qu’il faut pour appuyer ces ministères, nous avons vu les problèmes de la diplomatie avec les réhabilitations des missions diplomatiques», a-il-conclu.



















