Selon les données de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le développement (CNUCED), les flux d’Investissements directs étrangers (IDE) entrants en zone CEMAC en 2020, a enregistré une légère hausse, par rapport à l’année dernière.
Dans son rapport, l’organisme onusien en charge du Commerce et du développement mondial, fait savoir que ces IDE ont atteint 7,3 milliards de dollars en 2020, en légère hausse, par rapport au niveau de 2019 (sept milliards de dollars), portant ainsi le stock d’IDE entrants en zone CEMAC à 78,8 milliards de dollars en 2020.
En effet, relève la CNUCED, dans le contexte de pandémie mondiale, l’Afrique centrale aura été la seule région du continent, à connaitre une hausse des flux d’IDE. Une performance qui se veut en lien avec un maintien des investissements pétroliers.
Par pays, explique la CNUCED, cette évolution a été essentiellement portée par une augmentation des investissements au Congo (4 milliards de dollars d’IDE entrants en 2020, contre 3,4 milliards de dollars en 2019, et dans une moindre mesure, au Gabon (1,7 milliards de dollars en 2020, contre 1,5 milliards de dollars en 2019).
Le stock de ces IDE atteint désormais 33 milliards de dollars au Congo (qui représente à lui seul 2/5 des IDE de la zone) et 14 milliards de dollars au Gabon. L’évolution au Congo se justifie selon la CNUCED par d’importants investissements dans des champs de pétrole Offshore, après la fin de la phase 2 des autorisations pour les blocs pétroliers de 2019. Tandis que celle du Gabon est tributaire de l’adoption d’un nouveau code pétrolier en 2019. Lequel code a conduit à la signature de plusieurs nouveaux accords, dont certains se sont matérialisés en 2020.
Les flux d’IDE sont également en légère hausse en Guinée Equatoriale. Soit 530 millions de dollars en 2020, contre 450 millions de dollars en 2019). En RCA, ils s’élèvent à 35 millions de dollars en 2020, contre 26 en 2019. Au Tchad, ils sont relativement stables avec 560 millions de dollars en 2020, contre 570 millions en 2019.
La crise sanitaire aurait en revanche fortement ralenti la progression des investissements au Cameroun. Le pays s’en sort avec 0,5 milliards de dollars en 2020, contre 1 milliard de dollars, il y a un an. La part d’investissements pétroliers et donc le niveau global d’IDE est sensiblement plus faible que dans les autres pays de la zone CEMAC.



















