Le Fonds monétaire international (FMI) vient de décliner les politiques communes à l’appui des programmes de réformes des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Dans son rapport, le FMI souligne que la pandémie pourrait avoir un impact durable sur le potentiel de croissance de la sous –région. Laquelle est déjà limité par des problèmes de structure, de gouvernance et de transparence.
Selon le FMI, la réponse politique des autorités nationales et régionales en 2020 a contribué à atténuer les retombées économiques. Cependant la zone CEMAC a connu une grave récession en 2020. En outre, les déficits budgétaire et extérieur ont augmenté tandis que la dette publique a connu une augmentation, entrainant des problèmes de viabilité dans certains pays.
Le FMI fait également observer que la sous-région est confrontée à un dilemme croissant entre stabilité interne et externe. En effet, ses réserves externes ont fortement chuté entre la mi-2020 et mars 2021. Néanmoins, une reprise modérée de la croissance économique est attendue à partir de 2021.
Le Fmi souligne aussi que : « Soutenue par un financement extérieur total inférieur aux prévisions précédentes de 4,8 milliards d’euros sur 2021-2023, l’accumulation de réserves internationales serait plus lente qu’avant la pandémie ».
Ces perspectives sont très incertaines et dépendent de l’évolution de la pandémie et du programme de vaccination. D’autres risques importants incluent la mise en œuvre retardée des programmes en cours ou éventuels nouveaux financés par le Fonds monétaire international. Il en est de même des incertitudes quant à la satisfaction des besoins de financement extérieur importants, les prix du pétrole et une détérioration possible de la situation sécuritaire.



















