Une mission du Fonds monétaire international (FMI) séjourne à Brazzaville, depuis le 3 et ce, jusqu’au 8 juillet 2021. La mission aura des discussions avec les ministres de l’Economie, des Finances, de la Coopération internationale, ainsi que celui de l’Aménagement du territoire.
Cette visite s’inscrit certainement dans le cadre du programme gouvernemental. Tel que l’avait annoncé le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, notamment la nécessité pour le Congo de relancer les discussions avec le FMI dans le but de négocier le rétablissement des équilibres macroéconomiques.
Pour rappel, le 21 février 2021, les services du FMI avait achève une mission d’examen de la première revue de la Facilité élargie de crédit (FEC) pour la République du Congo. A l’occasion, le Fonds avait constaté que des progrès significatifs ont été accomplis dans les discussions avec les autorités congolaises sur les politiques économiques et financières qui pourraient faciliter la conclusion de la première revue de l’accord de la Facilité élargie de crédit.
En outre, la sévère contraction économique connue en 2020, en raison de la pandémie de Covid-19 et des baisses importantes des prix du pétrole, devrait s’atténuer cette année. Le FMI avait enfin indiqué que la conclusion rapide d’accords de restructuration de la dette, compatibles avec le rétablissement de la viabilité de la dette, sera cruciale pour le développement durable et la réduction de la pauvreté.
Par ailleurs, avait relevé le Fonds, « La pandémie de Covid-19 a eu des conséquences humanitaires et économiques importantes pour le peuple congolais. L’économie s’est contractée de [8] pour cent en 2020, principalement en raison de la pandémie et des mesures pour la freiner – telles que la fermeture des frontières, les couvre-feux et la distanciation sociale – et la baisse des prix et de la production du pétrole. À mesure que ces facteurs s’amélioreront en 2021, la croissance économique devrait s’accélérer pour atteindre [0,2] %. Néanmoins, les arriérés intérieurs et les faiblesses structurelles sous-jacentes continueront de peser sur la croissance économique hors pétrole ».
Et que : « Face à une forte baisse des recettes pétrolières, la situation budgétaire globale s’est considérablement détériorée en 2020. En revanche, le déficit primaire hors pétrole s’est amélioré à 15 %. Les recettes non pétrolières ont résisté, malgré la récession, grâce à des mesures d’amélioration des recettes telles que l’introduction des paiements électroniques et un élargissement de l’assiette fiscale. Dans le même temps, les dépenses importantes liées à la pandémie ont été plus que compensées par la baisse des transferts (vers la raffinerie et Central Electric Congo (CEC)) et la sous-exécution des dépenses d’investissement sur financement extérieur en raison de la pandémie ».
Un zeste d’optimisme
Selon le FMI, « en 2021, l’amélioration des recettes pétrolières augmentera la position budgétaire globale en excédent. Cependant, le déficit primaire hors pétrole augmentera à [17] % pour tenir compte de l’augmentation des dépenses sociales et en capital afin d’atténuer l’impact de la pandémie et de commencer à construire une reprise résiliente ».
La dette un écueil aux négociations
Selon le Fonds monétaire international, la dette du Congo reste insoutenable. Après avoir atteint [103] % du PIB en 2020, elle publique devrait tomber en dessous de [100] % du PIB cette année. Le Congo a bénéficié d’un allégement du service de la dette des créanciers officiels en 2020 et au premier semestre 2021 dans le cadre de l’initiative DSSI de l’Initiative de suspension du service de la dette du G20.































