Sous la présidence d’ABBAS MAHAMA T TOLLI, gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale BEAC, le Comité de politique monétaire (CPM) a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année, le 28 juin 2021, par visio-conférence.
Au cours de cette session, le CPM a pris connaissance des perspectives macroéconomiques mondiale et sous-régionale actualisées et de l’évaluation de la mise en œuvre des mesures de politique monétaire adoptées à partir de mars 2020, pour faire face à la crise de la Covid-19.
Globalement, les projections économiques mondiales demeurent favorables, avec des taux de croissance du PIB réel estimés par le FMI à 6,0 % pour 2021 et 4 4 % pour 2022, après -3,3 % en 2020.
Toutefois, cette reprise masque des trajectoires économiques divergentes avec, d’une part, le redressement vigoureux de quelques grandes économies, et d’autre part, la reprise modérée dans de nombreux pays émergents et en développement.
Au niveau de la sous-région, le CPM a noté que la reprise économique sera faible, en lien avec les incertitudes associées à la persistance de la crise sanitaire et les retards enregistrés dans le déploiement des campagnes de vaccination.
A cet effet, les prévisions mettent en exergue pour 2021 : un taux de croissance du PIB réel de 1,3 %, contre -1,7 % en 2020 ; une légère hausse des tensions inflationnistes à 2,7 %, contre 2,4 % un an plus tôt; la réduction du déficit budgétaire (base engagements, dons compris) à -2,9 % du PIB, contre -3,1 % en 2020; le maintien du déficit extérieur courant (dons officiels inclus) à 4,8 % du PIB, comme en 2020 ; et une légère remontée du taux de couverture extérieure de la monnaie à 66,8 %, contre 63,6 % en 2020.
Ainsi, compte tenu de ces perspectives macroéconomiques et après examen des différents facteurs influençant la stabilité monétaire et financière de la CEMAC, le CPM a décidé de maintenir inchangés : le Taux d’intérêt des appels d’offres à 3,25 % ; le Taux de la facilité de prêt marginal à 5,00 % ; le Taux de la facilité de dépôt à 0,00 % et les coefficients des réserves obligatoires à 7,00 % sur les exigibilités à vue et 4,50 % sur les exigibilités à terme.



















