La situation des finances publiques dans la CEMAC s’est dégradée en 2020, sous les effets de la crise sanitaire qui ont impacté sensiblement l’activité, mettant à mal les trois années d’effort des pays de la CEMAC dans le cadre des programmes d’ajustement signés ou en cours de négociation avec le FMI.
Cette situation a par ailleurs été appuyée par la baisse des revenus tirés des hydrocarbures, suite au recul des cours du pétrole brut sur les marchés mondiaux et de la production dans les pays producteurs.
Ainsi, le déficit du solde budgétaire base engagement, dons compris, s’est creusé à – 2,9 % du PIB en 2020, après – 0,1 % du PIB en 2019, soit une variation de – 2,8 points.
Le déficit du solde budgétaire base engagement, dons compris, s’est creusé à – 2,9 % du PIB en 2020, après – 0,1 % du PIB en 2019 (+ 2,8 points).
Par pays, le déficit est réapparu en Guinée Equatoriale (-3,2 % du PIB, contre 1,8 % du PIB en 2019), au Gabon (- 3,0 % du PIB, contre 1,4% du PIB en 2019), au Congo (-1,6 % du PIB, après 5,3 % du PIB en 2019) et en République Centrafricaine (- 1,2 % du PIB, contre 1,4 % du PIB en 2019).
En revanche, les déficits se sont contractés au Tchad (- 0,4 % du PIB, contre – 0,6 % du PIB en 2019) et se sont accrus au Cameroun pour s’établir à – 3,9 % du PIB, contre – 3,2 % du PIB en 2019.
La dégradation de la situation des finances publiques des pays de la sous-région a entrainé une pression sur les Etats, qui ont dégagé un besoin de financement global de 4 768,5 milliards, couvert par des tirages de 1 194,0 milliards, des allègements de dette extérieure de près de 803,1 milliards, et des ressources monétaires nettes de l’ordre de 1 593,4 milliards et non monétaires de 580,3 milliards.
Ces ressources leur ont permis d’apurer des arriérés de paiement de 1 147,6 milliards, d’amortir la dette extérieure à hauteur de 1 555,5 milliards après avoir comblé un déficit de 2 065,4 milliards.



















