A la fin du premier trimestre 2021, le total agrégé des bilans des banques a augmenté de 12,8% à 2 981,9 milliards de FCFA, traduisant le dynamisme du secteur bancaire dans un contexte de crise sanitaire.
Cette évolution est tributaire essentiellement de la consolidation des dépôts de la clientèle (+3,3%) et de l’affermissement des capitaux permanents (+9,1%). A contrario, le taux de couverture des crédits par les dépôts s’est détérioré, passant de 147,8% à 145,5% en mars 2021. Les créances en souffrance ont baissé de 1,2% pour s’établir à 177,6 milliards de FCFA à la fin mars 2021. Elles représentent 11% des crédits bruts.
Quant aux ressources collectées, elles observent une progression de 3,3% à 2 145,8 milliards de FCFA sur la période d’analyse. Cette performance résulte de la hausse des dépôts à vue, des dépôts à terme et des dépôts des autres comptes.
En effet, l’analyse de la structure des dépôts de la clientèle fait apparaitre la prédominance des ressources à vue à la fin du premier trimestre 2021. Elles affichent un encours de 1 435,3 milliards de FCFA, en progression de 1,1% par rapport à leur niveau du 31 mars 2020.
Cette évolution est sous tendue par les augmentations conjuguées des dépôts des entreprises publiques (+46,1%), des dépôts des non-résidents (+84%) et des dépôts non ventilés (+18,7%). Elles ont représenté 66,9% du total des dépôts contre 68,4% à la même période l’année précédente.
S’agissant des ressources à terme collectées auprès de la clientèle, elles comprennent essentiellement des comptes à terme et des comptes de dépôts à régime spécial (bons de caisse). Elles s’établissent à 573,8 milliards de FCFA en mars 2021 contre 541,4 milliards en mars 2020. Soit une hausse de 6%. Ces ressources ont représenté 26,7% du total des dépôts collectés.



















