Comment en venir à bout de la pieuvre de la spéculation des prix des denrées alimentaires et partant de la vie chère? C’est tout l’objet de la mission de contrôles des prix et des stocks des produits alimentaires que viennent d’initier les autorités gabonaises.
Cette mission lancée le 20 mai 2021 par le Directeur général du commerce, Jean Francois Yanda et le Directeur général de la concurrence et de la consommation (DGCC), Luther Steeven Abouna Yangui a pour objectif principal, de restaurer le pouvoir d’achat des populations. Il s’agit en effet, d’une vaste campagne de contrôles des prix et des stocks de produits de consommation sur toute l’étendue du territoire national. Ces contrôles concernent au premier rang, les importateurs, les grossistes, les supermarchés et les commerces de proximité.
De manière précise, explique Luther Steeven Abouna Yangui, « Ils permettront, comme l’a expliqué « d’établir in situ, que le respect des prix et la disponibilité des produits dans les différents commerces sont effectifs et sans équivoque. Les commerçants véreux qui ont pris la liberté d’augmenter les prix de façon cavalière et illégale répondront de leurs infractions et en seront sanctionnés par des amendes. Les cas les plus graves pourront même conduire à des fermetures de magasins, notamment en cas de récidives ».
De son côté, le Directeur général du commerce, Jean Francois Yanda est quant à lui revenu sur les constats déplorables dressés sur le terrain au cours de cette visite inopinée de contrôle effectuée auprès de huit structures de la place. « Nous avons relevé à certains endroits plusieurs dépassements de prix, notamment sur les huiles, les cuisses de poulet, le poisson de type bar, ainsi que des pénuries de certains produits comme le sel, les huiles, les conserves de sardines à l’huile », a-t-il indiqué.
Les mobiles à l’origine de cette dérive sont nombreux, indique-t-on. Il s’agit entre autres de la pandémie de la Covid-19, laquelle a fortement bouleversé la production, les chaînes logistiques d’approvisionnement et de distribution…
Occasion pour les deux responsables d’inviter les opérateurs économiques des structures concernées, à plus de collaboration et au strict respect de la réglementation régissant leurs secteurs d’activités. L’on indique d’ailleurs à cet effet que « Ces contrôles qui vont progressivement s’intensifier, se poursuivront dans tout le pays sur une période de quatre semaine renouvelable en fonction des besoins ».



















