Le Secrétaire général de la Zone de libre – échange continentale africaine (ZLECAf) Wamkele MENE était en mission d’évaluation de la mise en œuvre de cette initiative, à Libreville, il y a quelques jours. A l’occasion de cette visite, il a pu s’enquérir de la feuille de route mise en place par le pays, dans le cadre de l’accompagnement et la matérialisation de la ZLECAf.
Le Gabon joue parfaitement sa mission dans le cadre de la mise en œuvre du marché commun africain. C’est le moins que l’on dire au terme de la visite de travail que vient d’effectuer Wamkele MENE à Libreville. Cette dynamique saluée par l’hôte de la ZLECAf procède de l’engagement du président de la République, Ali Bongo pour ce projet historique et déterminant pour les générations futures.
En effet, le chef de l’État gabonais ne fait pas de mystère, sur son appréhension de cet ambitieux projet continental. Selon lui, « Les Africains doivent saisir l’opportunité de la ZLECAf pour produire davantage et accroitre les échanges intracontinentaux. Si l’Afrique produit davantage ce qu’elle consomme, nous y parviendrons. Dans ce processus, le Gabon prendra toute sa part », indique-t-il.
Le ballet des échanges entre Wamkele MENE avec les autorités gabonaises lui a permis de mesurer le degré d’implication du pays pour cette initiative panafricaine. Le décor a ainsi été planté avec l’audience avec le Premier ministre, le 10 Mai 2021. Le lendemain, sous l’égide du ministre de la Promotion des investissements privés, Carmen NDAOT, représentant le ministre du Commerce, Hugues MBADINGA MADIYA empêché, le Directeur général du commerce, Jean François YANDA a pris le relais, avec l’organisation d’une rencontre avec et le secteur public et privé gabonais.
Lors de cette rencontre, à la salle du Haut conseil à l’investissement, le secrétaire général de la ZLECAf a eu des échanges fructueux avec le secteur privé et les différentes administrations représentées. A l’occasion, le ministre Carmen NDAOT a rappelé les différentes étapes qui ont jalonné la mise en œuvre dudit accord, après le dépôt de l’instrument de ratification le 07 juillet 2019, par le Gabon et l’entrée en vigueur de l’accord, le 30 mai 2019.
La Zone économique spéciale de Nkok a constitué la dernière étape d’échanges avec le secteur privé gabonais. Selon le Directeur général du commerce, « Cette série de rencontre s’inscrivait dans le cadre du suivi et de l’évaluation de la mise en œuvre effective de l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dans le pays. Il a également été question de présenter les opportunités et les enjeux de cette organisation continentale au secteur privé gabonais », indique-t-il.
Faut-il le rappeler, depuis lors, un certain nombre d’actions ont été menées sur le plan national. Les plus pertinentes étant : la création du Comité national de la ZLECAf, l’élaboration de la stratégie nationale, l’organisation du forum national d’information et de sensibilisation, l’atelier national sur le commerce des services.
L’on indique par ailleurs que le plan d’actions arrêté devrait permettre au Gabon d’implémenter l’accord plus efficacement et ainsi contribuer aux efforts de transformation structurelle de l’économie nationale.
Saluant pour sa part le Gabon sur son état de préparation, le Secrétaire Général de la ZLECAf a, par la suite, insisté sur les enjeux de cette zone de libre-échange. Laquelle, selon lui, représente un réel défi pour les entreprises locales.
En effet, a-t-il réitéré, « elle propose des perspectives économiques importantes qui permettront au secteur privé national de tirer profit des opportunités of-fertes par cette zone de libre-échange. Il a par ailleurs rappelé que la ZLECAf, qui est effective depuis le 1er janvier 2021, vise à l’intégration économique du continent africain et contribuera à stimuler le commerce intra-africain de 60% d’ici à 2022 ».
Autrement dit, cette mission de Libreville, aura permis aux différentes parties prenantes, à travers des discussions et des échanges, de dissiper certaines appréhensions ressenties par bon nombre d’opérateurs économiques. Notamment, en lien avec les défis auxquels, ils devront faire face. D’ailleurs sur ce point, le ministère du Commerce, le gouvernement, l’Union africaine et les partenaires au développement annoncent d’ores et déjà leur soutien ainsi qu’une leur participation effective à la mutation du continent.



















