Les ministres africains des Transports aériens et les principales parties prenantes se sont réunis le 15 avril 2021. Cette rencontre avait pour objectif, de présenter le projet de document de position commune sur la question du passeport vaccinal et son implication dans les voyages internationaux en vue de faire des recommandations appropriées.
La réunion était coprésidée par Didier Manzengu Makangu, ministre des Transports de la République démocratique du Congo et président du sous-comité des transports de l’UA et Dr. Amani Abou-Zeid, Commissaire de la CUA pour les infrastructures et l’énergie. Tous les participants ont confirmé leur soutien à la position commune africaine et à la feuille de route élaborée par la Commission de l’Union africaine.
Dans ses remarques, Didier Manzengu Makangu a salué l’initiative prise par la Commission de l’Union africaine de développer une position commune sur la question du passeport vaccinal. Il a de ce fait, appelé les autres ministres des transports aériens à soutenir la proposition d’avantages du citoyen africain
La réunion a appelé tous les pays des différentes régions du monde qui ont introduit ou sont en train d’introduire des passeports vaccinaux comme condition préalable aux voyages internationaux, à s’abstenir de le faire étant donné que jusqu’à présent, le vaccin n’a pas été largement produit. Il n’est pas assez disponible comme le confirme l’OMS. En outre, le continent africain a encore un nombre considérable de ses citoyens qui n’ont pas encore reçu les vaccins.
La réunion a également recommandé que le test PCR ou le test antigénique soit maintenu comme seule exigence jusqu’à ce que les vaccins deviennent largement disponibles. Les États membres africains ont également été encouragés à adopter le test numérique dans la mesure du possible, en tant que certificats de santé vérifiables et en tant que plate-forme de confiance pour l’information des voyageurs et à coordonner toutes les parties prenantes concernées pour mettre en œuvre l’«Appel à l’action pour une réouverture sûre des frontières» élaboré par l’UA. Groupe de travail multisectoriel sur «Sauver des vies, sauver des économies et des moyens de subsistance».
Pour rappel, l’industrie africaine du transport aérien a été considérablement affectée par la pandémie du COVID-19. L’industrie a le plus souffert en termes de pertes de revenus et de licenciements en raison des interdictions de voyager, des restrictions et des protocoles de sécurité COVID-19. L’Association du transport aérien international estime la contribution économique de l’industrie du transport aérien en Afrique à 55,8 milliards de dollars américains, soutenant 6,2 millions d’emplois et représentant 2,6% du PIB. Le déclin actuel a affecté à la fois les carrières africaines avec une forte empreinte dans l’aviation internationale et celles opérant sur le marché africain. Avec les défis logistiques constants et les limites des vaccinations de masse dans le monde, les passeports de vaccins verts sont voués à entraîner de nouvelles réductions du nombre de voyageurs dans le monde.
La réunion a rassemblé les ministres africains en charge du transport aérien et leurs représentants des États membres suivants: Algérie, Burkina Faso, Comores, République du Congo, République démocratique du Congo, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Guinée équatoriale, Gabon, Gambie, Ghana , Madagascar, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Lesotho Nigeria, Rwanda, Ouganda, Tunisie, Togo, Sénégal et Afrique du Sud.































