Le ministre de l’Economie et de la Relance, Nicole Jeanine Lydie Roboty épse. Mbou, a pris part, ce 2021 avril 2021, à une réunion entre les ministres africains des Finances et Bruno Lemaire, ministre français de l’Economie, des Finances et de la Relance.
Cette importante entrevue avait pour but de préparer la rencontre, dans les prochains jours, sur le financement de l’économie africaine dans un contexte de crise du à la pandémie de la covid-19.
En effet, à l’initiative du président français Emmanuel Macron, la capitale française abrite au mois mai 2021, un sommet sur le financement des économies d’Afrique subsaharienne. Cette rencontre a pour objectif, de trouver de nouvelles sources de financement de cette région durement affectée par les conséquences de la crise du Covid-19. L’occasion sera également donnée aux responsables, de dresser l’état des lieux de l’espace Franc face à la pandémie, et de souligner la pertinence de la réponse multilatérale.
Le sommet de Paris, auquel participeront les officiels des pays de la Zone Franc, permettra aussi d’aborder de nombreux enjeux d’avenir, comme les financements nécessaires au développement de l’Afrique, la soutenabilité des dettes publiques, le rôle respectif des prêts et des dons, ou encore le rôle de l’assistance technique.
La dette du continent constituera donc l’un de grands enjeux de cette rencontre. En effet, celle-ci après avoir fortement baissé dans les années 90 à la suite de l’initiative du FMI et de la Banque mondiale en faveur des pays pauvres et très endettés (PPTE), est repartie à la hausse entre 2006 et 2019. Elle a même été multipliée par trois, de 100 à 309 milliards de dollars. Et la crise du Covid-19 n’a rien arrangé.
Selon le FMI, les pays d’Afrique subsaharienne pourraient se trouver face à un déficit de financement de 290 milliards de dollars d’ici 2023. Dès avril 2020, un moratoire sur le service de la dette a été mis en place par le Club de Paris et le G20. Ce qui a permis de différer le paiement de 5,7 milliards de dollars d’intérêts.
Trente-un pays africains en ont bénéficié. Puis, en octobre 2020, le G20 s’est mis d’accord sur un «cadre commun» pour restructurer la dette de certains pays, impliquant les créanciers privés et la Chine, de loin le premier bailleur des pays africains (l’Angola, le Kenya et Éthiopie sont ses trois premiers débiteurs).
Selon de nombreux observateurs, cette initiative du traitement de la dette reste insuffisante pour relancer la machine dans les pays africains. Ces derniers préconisent une stratégie plus globale de financement, incluant davantage de flux externes, notamment privés, et des réformes permettant de renforcer le secteur privé africain et l’attractivité économique de l’Afrique.
D’où l’initiative du président français, Emmanuel Macron de réunir en ce mois de mai 2021, un sommet «pour essayer de définir des règles du jeu collectives, trouver de nouvelles sources de financement», a expliqué Benoît Chevalier, chef du service des affaires multilatérales et du développement de la Direction générale du Trésor en France.



















