Pour sa première grande interview, depuis son AVC, en 2018, le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo a choisi Jeune Afrique. Entre autres sujets abordés avec nos confrères de 57 bis, rue d’Auteuil 75016 Paris, son état de santé, la place de son fils Noureddin, la lutte anticorruption, les relations avec la France les réformes économiques et les mesures anti-Covid.
Sur ce dernier point, le chef de l’État gabonais a déploré les conséquences de cette pandémie qui, selon lui, restent beaucoup plus humaines. En effet, « Malgré une riposte jugée très efficace par les institutions internationales, avec un nombre élevé de tests et une faible létalité, le Gabon déplore un peu plus d’une centaine de morts, sans compter les personnes qui conservent des séquelles après avoir été infectées par le virus », regrette Ali Bongo.
Socialement, « La vie des Gabonais a été profondément modifiée depuis un an. Ils ont consenti d’énormes sacrifices, et je les en remercie. Enfin, les conséquences sont économiques », a- t- il souligné. Avant d’indiquer qu’ «En 2020, nous avons subi un triple choc, lié à la chute de la demande mondiale de nos principaux produits d’exportation, à la baisse des cours des produits de base et au ralentissement de certaines activités au niveau national en raison des mesures prises pour freiner l’épidémie. Conséquence : notre PIB s’est contracté d’environ cinq points par rapport à 2019, pour se situer entre – 1 % et – 2 %. ».
S’agissant des finances publiques, le numéro un gabonais a également relevé la baisse des recettes budgétaires d’environ 4 points du PIB par rapport à 2019, et nos dépenses de 1,5 point, malgré la hausse des dépenses de santé, nécessaires pour lutter contre l’épidémie. Par ailleurs, Ali Bongo nourrit un zeste d’optimisme pour la suite des opérations. Comparativement à certains pays du continent, le Gabon fait observe de meilleurs signes de résilience, a –t-il reconnu. « Résultat, 2021 devrait être une année de forte reprise. Nous tablons sur une croissance de 4 % ».



















