Voilà une nouvelle bisbille qui risque de mettre de nouveau en mal, les relations pas souvent au beau fixe, entre les autorités gabonaises et Radio France international (RFI).
En effet, Libreville s’offusque de la couverture faite par la ‘’Radio mondiale’’, au sujet de la réforme du Code civil, destinée à garantir une meilleure égalité entre les femmes et les hommes au Gabon. Pour les autorités gabonaises, il s’agit tout simplement d’une couverture biaisée et même approximative de cette actualité.
Les détails qui fâchent concernent ces quelques extraits du reportage du correspondant de RFI à Libreville, Yves Laurent Goma, diffusé mercredi 24 mars sur les ondes. « Le projet de loi adopté par le gouvernement gabonais mardi permet plus d’égalité entre l’homme et la femme, contrairement à l’actuel Code civil ». Selon les autorités gabonaises, « Si tout le monde s’accorde sur le principe, le détail donné de cette réforme est en revanche bien peu conforme à la réalité ».
Autre grief reproché à RFI. « Dans un couple, le mari devra partager le rôle de chef de famille. Et les époux pourront choisir ensemble la résidence familiale », indique le reporter qui ajoute : « Concernant le divorce, désormais, les fautes commises par l’homme peuvent aussi justifier la séparation. C’est le cas, par exemple, de l’adultère. Actuellement, le divorce est prononcé seulement lorsque l’adultère a été commis par la femme. Le nouveau texte introduit, par ailleurs, le concept du divorce par consentement mutuel. Et la femme n’est plus obligée, en cas de voyage avec ses enfants, de demander une autorisation à son époux. »
Par ailleurs, « Le mari gagne tout de même quelques galons. En cas de décès de son épouse, sa part de l’héritage lui revient directement. Les hommes battus par leurs femmes peuvent également obtenir le divorce. ». Selon Libreville, ces explications sont truffées d’approximations. Le dernier reproche fait à nos confères concerne quant à lui,, « la référence dans le reportage à l’exigence pour la femme de demander l’autorisation du mari pour voyager avec ses enfants n’est pas exacte et ne s’appuie sur aucun fondement légal ou règlementaire actuel en droit gabonais. »



















