Dans la loi de Finances 2021, les dépenses courantes de l’Etat congolais sont projetées à 1 220,6 Mds FCFA en 2021, contre 1232,6 Mds FCFA, dans le budget réajusté de 2020, soit une baisse minime de 1,0 %.
Les deux premiers postes de dépenses sont les dépenses de transfert (dotations hors personnel et de biens et services des institutions et ministères), et les dépenses de personnel. Les dépenses d’investissement, dotées de 318 Mds FCFA, sont prévues en légère baisse de 3,6 % par rapport au budget réajusté 2020, mais restent en hausse comparativement aux dépenses d’investissement ordonnancées en 2019 (243,8 Mds).
De la hausse des recettes prévue en 2021 et la stabilité des dépenses, il résulte un excédent budgétaire évalué à 229,4 Mds, soit un gain de 442,7 Mds par rapport au déficit de 113,3 Mds présenté dans le budget réajusté 2020.
Cependant, les ressources de trésorerie ne sont prévues que pour un total de 129 Mds, constituées de prêts projets pour un montant de 114 Mds, ainsi que du remboursement des prêts Etats de 15 Mds. En face, les charges de trésorerie liées à l’amortissement de la dette extérieure et intérieure sont prévues pour un total de 789,1 Mds, un montant bien supérieur et ce, malgré le bénéfice de l’extension du moratoire décrété à l’initiative du G20 (Club de Paris), dont l’impact est évalué dans la LF à 129 Mds.
Ces charges de trésorerie se décomposent comme suit : amortissement dette extérieure, 570 Mds de FCFA ; remboursement dette intérieure, 156 Mds FCFA ; garanties et avals, 15 Mds FCFA et le remboursement obligations pour 48,1 Mds FCFA. Il en résulte un déficit de trésorerie de 660,1 Mds. Ce déficit serait résorbé en partie par le solde budgétaire excédentaire, mais il existera un gap de financement d’environ 430 Mds FCFA, dont le bouclage dépendra selon le gouvernement de plusieurs facteurs, dont, notamment, les résultats des négociations de la restructuration de la dette avec les traders, et la recherche d’autres financements.


















