Les programmes appuyés par le Fonds monétaire international (FMI) au Cameroun, au Gabon et au Tchad ont pris fin au cours de l’été, et les trois pays ont demandé de nouveaux programmes. La République centrafricaine devrait prochainement achever les deux premières revues combinées de son programme au titre de la facilité élargie de crédit (FEC).
Au-delà du cadre de cet appui escompté, le Fonds monétaire international (FMI) a soutenu la riposte de la crise de la Covid-19 en zone CEMAC, en octroyant d’importants financements d’urgence à la région, malgré le fait que trois programmes ont pris fin en 2020. Ainsi, après les revues des programmes avec le Cameroun, le Tchad et le Gabon et l’approbation de nouveaux programmes avec la Guinée équatoriale et la République centrafricaine à la fin de 2019, les résultats des programmes en cours dans la région ont souffert de la crise de la Covid-19.
Le Cameroun, la République centrafricaine, le Gabon et le Tchad ont bénéficié d’une première série d’aides d’urgence du FMI en avril/mai 2020 pour un montant total de 536 millions de dollars et d’une seconde série en juillet 2020 (Gabon et Tchad) et en octobre 2020 (Cameroun) à hauteur de 377 millions de dollars. La République centrafricaine et le Tchad ont obtenu un allégement de la dette au titre du fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes (fonds fiduciaire ARC) (23,1 millions de DTS). Globalement, les financements alloués en 2020 par le FMI ont été supérieurs aux décaissements combinés de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement (BAD) et des partenaires bilatéraux.
La vulnérabilité liée à l’endettement est très élevée dans l’ensemble de la CEMAC et a des implications pour la stratégie régionale. Les quatre pays de la région qui peuvent prétendre à un allégement de la dette au titre de l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD), ont présenté une demande officielle pour un montant total voisin 313 millions de dollars.



















