« Qui veut aller loin ménage sa monture ». C’est le moins que l’on puisse dire, avec la récente acquisition par la Compagnie Minière de l’Ogooué (Comilog), de deux cribles de 35 tonnes chacun, ainsi que des pièces de rechange, destinés à la mine de Bangombé.
Selon la compagnie minière, « cette nouvelle livraison en provenance d’Irlande, faite au plus près des installations minières, est la troisième du genre ». Ces cribles s’utilisent pour l’exploitation du minerai par voie sèche, une méthode qui a fait ses preuves et qui a également permis à l’entreprise d’atteindre ses objectifs de production ces deux dernières années. Autrement dit, c’est pour soutenir l’augmentation de sa production, fixée à 7 millions de tonnes pour 2021, et rester compétitive que l’entreprise a passé cette nouvelle commande. Des porte-char ont acheminé la cargaison le lendemain, par convoi exceptionnel jusqu’au site opérationnel de la mine de Moanda.
Le rôle primordial du nouveau gisement de Moanda
Pour rappel, la Comilog a pour ambition de devenir à terme le leader du marché en portant la production à 7 millions de tonnes de minerai de manganèse. La société mise sur l’ouverture à Moanda, d’un nouveau gisement. Lequel permettra d’accroître fortement ses niveaux de production de manganèse. En effet, dans son cap sur les prochaines décennies, la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) – filiale d’Eramet depuis 1996 – qui exploite la mine de manganèse de Moanda depuis 1962, située à l’Est du Gabon s’est hissée au deuxième rang mondial en termes de volumes de minerai de manganèse de haute teneur. Le site actuellement exploité, le plateau de Bangombé, devrait être épuisé dans quelques années.
Des investissements permettront d’atteindre des niveaux de production supérieurs
Pour la société, le temps est venu de redynamiser l’activité. Après plusieurs années d’étude, la décision a été prise d’ouvrir un nouveau gisement sur le plateau d’Okouma, à treize kilomètres au nord de Moanda. Des investissements permettront d’atteindre des niveaux de production largement supérieurs à ceux d’aujourd’hui en traitant les minerais de Bangombé et d’Okouma.
Trois chantiers prioritaires sont mis en œuvre : le développement de la mine (design, développement du traitement à sec, recrutement du personnel, achat d’équipements…) ; la construction de nouvelles installations (unités modulaires, concassage, stockage, lavage, etc.) et la modernisation de plusieurs installations support essentielles à l’activité, à commencer par la gare minéralière de Moanda et le port d’Owendo



















