Le chef de la représentation de la Banque européenne d’investissement (BEI) en Afrique centrale, Nikolaos Miliniatis, s’est entretenu le 2 mars 2021, à Brazzaville, avec le président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), Fortunato-Ofa Mbo Nchama.
Les échanges ont porté sur les questions d’intérêt commun aux fins de renforcer la coopération bilatérale entre les deux institutions. Les deux responsables ont évoqué plusieurs autres sujets. Notamment : la mise en place d’un appui institutionnel et d’une assistance technique en faveur de la BDEAC, l’octroi d’une facilité à fort impact dans les zones fragiles dans le but de prévenir les conflits en Afrique centrale, l’éventuelle possibilité pour la BEI d’entrer dans le capital de la BDEAC et bien d’autres initiatives relevant de la coopération qu’entretiennent les deux institutions pour le développement de l’Afrique centrale.
Dans le cadre de leur partenariats, la BDEAC et la BEI, les deux institutions entrevoient de signer un accord de financement 33 milliards de FCFA au profit de la BDEAC. Ce prêt va ainsi participer à la diversification des économies de la sous-région. Ce, grâce au financement des projets du secteur privé issus de différents domaines tels que l’industrie, l’agro-industrie, l’éducation, l’agriculture, la pêche et le tourisme.
Réagissant à ce geste, Fortunato-Ofa Mbo Nchama, a indiqué que : « Il est essentiel d’améliorer l’accès au financement pour les acteurs économiques afin de favoriser le développement des activités, la création d’emplois et les investissements permettant de lutter contre la pandémie de Covid 19. Le nouveau soutien de 50 millions d’EUR de la Banque européenne d’investissement permettra à la BDEAC d’accroître ses financements ciblés en Afrique Centrale ».
Et d’ajouter : « Dans tout processus de développement économique, le secteur privé doit jouer un rôle majeur. En effet, il constitue un moteur de croissance économique et de création d’emplois. A cet égard, les PME et PMI ont une place et une responsabilité importantes dans la création de travail décent et de richesse partagée ».
Enfin, « C’est dire l’impact des investissements privés dans la création de la valeur ajoutée et la redistribution des fruits de la croissance, toutes choses qui concourent à l’amélioration des conditions de vie des populations. Dans ce contexte, les ressources obtenues de la BEI serviront à bâtir un secteur privé performant en Afrique centrale. Enfin, la rareté de financements adaptés étant la principale préoccupation des investisseurs privés dans notre zone économique, la présente ligne de crédit de 50 millions d’EUR constitue à ce titre une réponse partielle qui leur est apportée conjointement par la BDEAC et la BEI ».



















