Le ministère de l’Economie vient de rendre public, le calendrier indicatif des émissions des titres publics du Gabon pour le compte du troisième trimestre 2019.
Selon la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor, le montant de ces opérations est globalement évalué à 215 milliards de FCFA. Il se réparti ainsi qu’il suit : 170 milliards de FCFA pour les Bons de Trésor assimilables (BTA) et au maximum 45 milliards de FCFA, pour les Obligations de Trésor assimilables (OTA).
Ainsi, pour le mois de juillet 2019, les BTA devraient s’élever à 54 milliards de FCFA, tandis que les OTA devaient varier entre 17 5, et 20 milliards de FCFA. Pour le mois d’août en cours, par ailleurs, période durant laquelle, le marché des titres sera la plus sollicitée durant ce trimestre, la plus sollicitée le gouvernement prévoit de lever 11 milliards de FCFA pour les BTA et un montant compris entre 10 et 12,5 milliards de FCFA pour les OTA. Enfin, au mois de septembre, le montant des recours est estimé à 45 milliards de FCFA pour les BTA et entre 10 et 12,5 milliards de FCFA pour les OTA.
Pour rappel, depuis son entrée au marché des titres publics émis par adjudication, organisée par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) en mai 2013, le Gabon, au même titre que les autres Etats de la CEMAC, fait régulièrement recours à ce cadre alternatif, pour mobiliser des ressources, en vue de la couverture de ses besoins de financement.
Quid des objectifs visés par le marché des titres publics de la CEMAC ?
Le marché des titres publics de la CEMAC constitue un cadre alternatif aux Etats permettant de mobiliser des ressources pour la couverture de leurs besoins de financement. Les objectifs visés par ce marché sont nombreux. Il s’agit entre autres : de collecter davantage de ressources que dans le système des avances directes de la Banque centrale aux Trésors ; de permettre aux entreprises et aux particuliers de souscrire à des instruments financiers rentables, peu risqués et liquides par le canal des institutions habilités ; de permettre aux établissements de crédit de placer à des taux d’intérêt intéressants leurs liquidités oisives déposées à la BEAC.
Ce marché a également pour mission de contribuer à l’approfondissement du volet titres publics du marché financier régional ; de contenir les pressions inflationnistes que les tirages sur les ressources monétaires sont susceptibles d’engendrer ; de donner à la politique monétaire une plus grande marge de flexibilité et constituer un stock suffisant de titres servant de support à la politique d’open Market et d’élargir la gamme des supports de placement des épargnants et des investisseurs ; de moderniser le mode de financement des Trésors publics en passant d’un système statique de gestion de la dette à un système plus dynamique et plus performant, pouvant permettre de mieux maîtriser les coûts et les risques afférents à l’endettement public.
Enfin, ses émissions se font par voie d’adjudication selon un calendrier bien défini par chaque Trésor national via les BTA avec une fréquence hebdomadaire et les OTA avec une fréquence mensuelle.






























