Brazzaville, la capitale congolaise abrite du 27 au 29 février 2020, une réunion des représentants de divers départements de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), des ministères de l’Agriculture, du genre ainsi que des experts de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Cette rencontre a pour objectif de valider le plan d’action genre et agriculture de la CEEAC et la feuille de route multipartite pour sa mise en œuvre au niveau régional et national. L’on indique par ailleurs que le document de projet sur l’autonomisation des femmes dans les secteurs de l’agro-sylvo-pastorale et halieutique en Afrique centrale, puis les chaînes de valeurs prioritaires identifiées pour les pays seront également adoptés.
Une rencontre qui se justifie, selon la FAO, par la forte implication, et les difficultés que rencontre les femmes dans les différentes chaines agricoles de la sous-région. Selon la FAO « Les femmes représentent environ 70% de la main-d’œuvre agricole et sont principalement engagées dans les productions vivrières dont elles fournissent la majeure partie de l’offre ».
Malgré cela, poursuit l’institution, « elles sont moins productives que les hommes faute d’accès aux moyens de production tels que la terre, les finances, les services, les intrants et la technologie. Les inégalités persistantes entre sexe minent ainsi les performances du secteur agricole en Afrique centrale. »
Pour inverser la tendance, la CEEAC a élaboré une politique dont l’objectif général est de promouvoir le genre pour la justice sociale et la lutte contre la pauvreté en vue du développement durable. Cela, ans le cadre de cadre de l’égalité entre les hommes et les femmes comme moteur d’intégration régionale et un objectif de développement,
Pour faire avancer la concrétisation des engagements genre au sein des politiques agricoles, l’institution régionale a, en collaboration avec la FAO, mis en œuvre un projet de coopération technique sur la »Réponse genre aux plans régionaux, nationaux d’investissement agricole pour relever le défi zero faim au sein de la CEEAC ». La validation du plan d’action genre et agriculture de la CEEAC s’inscrit donc dans le cadre de ce projet.
Rappelons que plus de 60% de la population de la CEEAC vit en milieu rural et 50% des actives travaillent dans le secteur agricole avec des disparités entre les Etats. L’Afrique centrale, région charnière du continent, via le bassin du Congo, détient 19% des forêts tropicales du monde. En dépit de ce potentiel exceptionnel, l’Afrique centrale fait face à une insécurité alimentaire marquée par une forte dépendance au marché international.




























