En zone CEMAC, la définition des stratégies nationales s’est matérialisée par des objectifs concrets en termes d’amélioration du climat des affaires et de réduction du déficit en infrastructures.
On note dans ce cadre, l’adoption de nouveaux codes législatifs et des investissements déployés en faveur du secteur de l’énergie et du secteur tertiaire (eau, transports, TIC).
Compte tenu de la difficulté de ces pays à mobiliser des ressources internes, l’implication du secteur privé, créateur de richesse et d’emplois, paraît essentielle pour catalyser de nouvelles ressources financières complémentaires de l’aide publique.
Beaucoup de projets financés par les bailleurs internationaux visent d’ailleurs à accroître la compétitivité des pays de la zone. Cela, à travers la mise à niveau de leur industrie, l’amélioration générale du climat des affaires, le renforcement du système éducatif ou encore la construction d’infrastructures de production (eau, électricité, transport).
Pourtant, et malgré l’adoption de diverses réformes législatives et incitations fiscales, les pays de la zone occupent toujours le bas du classement Doing Business 2019 de la Banque mondiale – de la 166ème (Cameroun) à la 184ème place (RDC) –, sans connaître de progression significative de leur score.
Tous enregistrent même une dépréciation dans la hiérarchie mondiale par rapport à 2018, à l’exception de la RCA, en fin de classement, mais qui progresse d’une place (183ème).
Alexandre Le-grand































