Le président de la République gabonaise, a pris part le 05 décembre dernier, par visioconférence, au XIIIème Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Un sommet consacré sur la Zone de Libre-Echange Continentale africaine (ZLECAF).
Cette rencontre de haut niveau a réuni les dirigeants et représentants des Etats membres de l’Union africaine (UA), les partenaires au développement, les observateurs et la société civile entre autres. Selon les participants, l’importance de la ZLECAF s’avère hautement indispensable pour le continent. Surtout en ces temps, où le monde entier est fortement impacté par les conséquences socioéconomiques de la pandémie de la Covid 19 qui déstructure les Etats, ont-ils insistés. de l’avis de tous, » la ZLECAF constitue un levier de développement des échanges intra-africains qui demeurent encore très faibles par rapport à ses potentialités ».
Prenant part à cette rencontre, le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba a indiqué qu’il s’agit du plus grand projet du XXIème siècle en Afrique. « La ZLECAF qui entrera dans sa phase opérationnelle le 1er janvier 2021, est la plus vaste au monde au regard du nombre de ses Etats membres. Elle créera un marché continental de biens et services pour une population de plus d’un milliard d’habitants ».

Et d’ajouter « L’enjeu pour notre continent est historique. Il est déterminant pour les générations futures. A travers l’augmentation significative de la part du commerce intra-africain (qui ne représente que 12 % du volume de nos échanges commerciaux à l’heure actuelle), l’accroissement de la production industrielle africaine dans le strict respect de l’environnement, la transformation locale de nos matières premières ou encore la création de chaînes de valeurs continentales mieux intégrées au commerce international, il s’agit de créer le nombre d’emplois nécessaires pour offrir à chaque Africain une vie heureuse et digne ».
Le chef de l’Etat gabonais et ses pairs ont ainsi réaffirmé leur détermination à approfondir l’intégration continentale par le biais de la ZLECAf. Ils ont également salué la contribution des ministres africains du commerce pour les préparatifs en vue du lancement du commerce le 1er janvier 2021.
S’exprimant lors de l’ouverture de la réunion, Cyril Ramaphosa, le président de la République d’Afrique du Sud et président de l’Union africaine (UA), a déclaré que le début des échanges serait l’une des «étapes les plus importantes» du projet d’intégration continentale et l’affirmation la plus claire à ce jour que l’Afrique est déterminée à prendre les commandes. «L’AfCFTA stimulera le commerce intra-africain, il favorisera l’industrialisation et la compétitivité et contribuera à la création d’emplois, et il libérera des chaînes de valeur régionales qui faciliteront l’intégration significative de l’Afrique dans l’économie mondiale», a-t-il déclaré.
Selon lui, « la ZLECAf devrait être utilisée pour promouvoir l’autonomisation des femmes africaines, qui est l’un des objectifs les plus importants de l’Agenda 2063 de l’organe continental car l’amélioration de l’accès des femmes aux opportunités commerciales facilite non seulement la liberté économique des femmes, mais élargit également la capacité des pays ».
Dans son discours, le Secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, s’est quant à lui engagé à travailler avec la Commission économique africaine (CEA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), pour préparer le protocole de l’UA sur les femmes dans le commerce, affirmant que la ZLECAf doit être inclusive et assurer une croissance partagée à travers le continent. , les femmes, les jeunes Africains et les PME doivent être au cœur de sa mise en œuvre. Selon lui, « Un tel protocole s’appuiera sur l’Accord-cadre de la ZLECAf qui reconnaît l’égalité des sexes comme un objectif explicite ».
Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, a pour sa part, exprimé sa satisfaction sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la ZLECAf. Il a déclaré que c’était la réalisation du rêve longtemps aspiré par les pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), qui ont toujours voulu créer un marché commun africain.





























