Le Palais des Congrès de Libreville abrite, ce 08 juin 2026, un nouveau cadre de concertation entre l’Union européenne (UE) et le Gabon. Il s’agit de la seconde session du dialogue politique entre les deux partenaires. La rencontre réunit les autorités gabonaises et les représentants des États membres de l’UE accrédités dans le pays, autour d’un agenda centré sur l’évaluation des engagements souscrits lors de la première édition.
Selon les observateurs avertis, cette rencontre marque une nouvelle étape de leur partenariat politique. Elle sera axée sur quatre thématiques majeures. Il s’agit de : la gouvernance et l’État de droit ; les perspectives économiques, l’investissement et l’environnement des affaires ; la gestion durable des ressources naturelles et la transition énergétique ; enfin, la coopération multilatérale, la paix et la sécurité régionales. Les deux parties entendent également évaluer les progrès réalisés, identifier les défis communs et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs stratégiques.
Selon la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Marie Edith Tassyla Doumbeneny, ce dialogue permettra également d’évaluer l’ensemble des relations entre le Gabon et l’Union européenne, aussi bien dans le cadre institutionnel qu’à travers les partenariats bilatéraux entretenus avec les États membres.
pour rappel la première session de ce dialogue politique avait permis de poser les bases d’un agenda partagé, articulé autour du retour à l’ordre constitutionnel et de la relance des programmes de coopération suspendus. Depuis, plusieurs étapes ont été franchies, notamment l’adoption d’une nouvelle Constitution par référendum et la tenue d’une élection présidentielle ayant porté Brice Clotaire Oligui Nguema à la magistrature suprême. Cette séquence électorale modifie en profondeur la posture des partenaires européens, qui peuvent désormais traiter avec un exécutif issu des urnes.
Il convient enfin de noter que ce rendez-vous s’inscrit dans la mise en œuvre de l’Accord de Samoa signé en novembre 2023 pour remplacer l’accord de Cotonou entré provisoirement en vigueur en janvier 2024. Il constitue le cadre général dans lequel s’inscrivent les relations entre l’UE, d’une part, et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d’autre part.



















