Cette approche a été déclinée, il y a quelques jours, par Philippe Autie, ambassadeur, Haut représentant de la République française au Gabon. C’était à la faveur des festivités relatives à la commémoration à Libreville, de la fête nationale de son pays, le 14 juillet dernier.
Dans son allocution de circonstance, le diplomate français est ainsi revenu sur le statut du Gabon qui lui restreint certains privilèges en matière d‘aide bilatérale et multilatérale. Selon lui, « si le Gabon, pays à revenu intermédiaire, restera justiciable d’une aide sous forme de prêts, il n’en partage pas moins les mêmes priorités sectorielles que les pays éligibles aux dons ».
Et d’énumérer un certain nombre de secteur où son pays intervient activement au Gabon par le concours de l’AFD. Il s’agit entre autres de : la santé, avec les aides du Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dont la France est le deuxième contributeur, et l’aide bilatérale de l’Agence française de développement, d’un montant de 50 M€ et de l’éducation, où l’AFD est engagée dans un projet de près de 100 milliards de FCFA, pour la construction de 500 salles de classe de primaire et collège sur Libreville et Port-Gentil, pour 25.000 élèves.
Selon Philippe Autie, l’engagement de la France auprès du Gabon en matière éducative se traduit également par l’appui aux six « Ecoles publiques conventionnées » (EPC) : écoles primaires homologuées par le ministère français de l’éducation nationale qui scolarisent 2.500 élèves dont 400 Français. Un diagnostic de ce dispositif est même en cours, la France souhaitant que soient identifiées et réunies les conditions nécessaires à la poursuite de sa mission.
Au-delà de l’éducation et la santé, la France, via l’AFD se prépare à apporter un appui au secteur agricole. Cela, en instruisant actuellement un projet pour un montant de 20 milliards FCFA. Par ailleurs, un accent sera désormais de plus en plus mis sur la société civile, au bénéfice des PME. Notamment, dans le domaine de l’artisanat, du numérique, de la jeunesse et de la condition féminine.
Pour Philippe Autie, cet engagement de la France au Gabon procède de la vision du président français, Emmanuel Macron pour le développement du continent. Convaincu de son avenir, le chef de l’Etat français, soutient que « c’est en Afrique », dont la population passera de 1 à 2 milliards d’habitants d’ici 2050, « que se jouera une partie du basculement du monde ». C’est donc aux PMA d’Afrique subsaharienne qu’ira l’essentiel de l’augmentation en cours de l’Aide publique au développement de la France, de 0,43% de son revenu national en 2018 à 0,55% en 2022 : augmentation qui représente un effort considérable pour la France.






























