Cette analyse a été faite le 13 juin 2019, par Simon Mizrahi, Directeur de la prestation de services, de la gestion de la performance et des résultats à la Banque africaine de développment (BAD), au cours d’une panel, lors des Assemblées générales de la BAD à Malabo en Guinée Equatoriale.
S’expliquant sur la viabilité de la dette, Simon Mizrahi a fait savoir que la dette de l’Afrique a augmenté ces dernières années « mais pas à des niveaux insoutenables ». De ce fait il a plaidé pour une approche prudentielle dans le processus d’endettement. « Nous devons continuer à générer des financements et à stimuler la croissance sans augmenter la dette. », a-t-il déclaré.
Partageant un aperçu de la voie à suivre pour l’Afrique, M. Mizrahi a souligné la nécessité d’exploiter l’incroyable potentiel du continent en matière d’énergie renouvelable. L’Afrique est le continent le plus vulnérable et le plus touché par le changement climatique, mais « avec la vision, les investissements et les engagements politiques appropriés, l’Afrique peut mener une révolution énergétique mondiale et passer rapidement aux technologies renouvelables. C’est la raison pour laquelle la Banque investit plus que toute autre banque de développement pour aider le continent à passer à une économie plus résiliente et durable », a-t-il conclu.
L’Accord de libre-échange continental africain (AfTCA) inaugure une nouvelle ère dans le commerce intra-africain
Selon Mizrahi, l’Accord relatif à la coopération dans le commerce ouvre la voie à la plus grande zone de libre-échange du monde avec un marché intégré de 1,3 milliard de consommateurs. « C’est important car l’Afrique aura du mal à être compétitive à l’échelle mondiale si elle continue à fonctionner en tant que 54 économies fragmentées », a-t-elle déclarée.
Avant d’ajouter que « Le continent doit être plus intégré, il a besoin d’espaces économiques plus grands pour que l’Afrique puisse attirer plus d’investisseurs, créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, stimuler le commerce intérieur et créer des chaînes de valeur à l’échelle du continent qui soient compétitives à l’échelle mondiale ».
Quant à Victor Oladokun, Directeur de la communication de la Banque, par ailleurs, animateur dudit panel, il a indiqué que l’AfCFTA devrait renforcer les infrastructures transfrontalières, stimuler la compétitivité et réduire la taille du continent en intégrant les marchés.
Dans ses remarques finales, le trésorier du Groupe de la Banque, Hassatou Diop N’sele a exprimé l’appréciation de la Banque pour le soutien indéfectible du Canada à cette institution avec le capital appelé de 1,1 milliard de dollars annoncé récemment. « Cela permettra de continuer à respecter notre ratio financier avant qu’une décision soit prise sur la 7 ème augmentation générale du capital « , a-t-elle déclaré.
Et de poursuivre : « Nous sommes la seule institution cotée triple-A du continent. Notre notation signifie que nos obligations sont les plus sûres au monde. Cela donne aux investisseurs du monde entier la certitude que leurs investissements dans les obligations de la Banque africaine de développement sont sécurisés ».
Dans l’ensemble Les discussions ont notamment porté sur les questions de parité hommes-femmes, notamment le programme phare de la Banque intitulé « Affirmative Finance Action for Women in Africa (AFAWA) », qui vise à mobiliser trois milliards de dollars pour combler l’écart de financement entre femmes et entrepreneurs.






























