Pour l’institution panafricaine, ce document constitue un canevas idoine pour combler le déficit de capacités humaines du continent.
Les Perspectives économiques africaines 2020 de la Banque africaine de développement (BAD) ont été saluées lors de l’ouverture du 33e sommet de l’Union africaine (UA). A l’occasion plusieurs lauriers ont été dressés sur ce document de référence.
En premier lieu, Victor Harison, le commissaire aux affaires économiques de l’UA a salué la portée en matière de cadrage d’investissements définie par cet instrument. «Le rapport nous rappelle l’ampleur de l’investissement qui doit être fait dans le développement du capital humain en Afrique».
Il a également mis en exergue le fait que ce rapport abordait les défis du développement du capital humain, «sous un angle différent et en se concentrant sur le développement de la main-d’œuvre africaine pour l’avenir à travers le prisme de l’éducation, des compétences et des infrastructures».
Avant d’ajouter que : «Les faits mentionnés dans la deuxième partie de ce rapport sont frappants. Cela nous rappelle l’ampleur de l’investissement qui doit être fait dans le développement du capital humain en Afrique, un élément essentiel pour réaliser une transformation productive ».
Dans la même veine, Vincent Nmehielle, Secrétaire général de la BAD, a quant lui indiqué que les »Perspectives économiques en Afrique » étaient devenues le modèle de planification et de recherche économique solide sur le continent. A cet effet, «La question est alors: pourquoi présentons-nous le rapport à l’Union africaine? C’est là que la politique socio-économique et les décisions politiques de l’Afrique sont prises. Il est donc important que les chefs d’État connaissent les principales recommandations politiques pour l’année », a-t-il déclaré.
A son tour, le commissaire éthiopien à la création d’emplois, Ephrem Lemango a souligné un élément clé du rapport, sur l’importance d’étendre l’enseignement des Sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM).
Pour Hippolyte Fofack, économiste en chef à la Banque africaine d’import-export « les Perspectives économiques en Afrique 2020 sont opportunes parce que les compétences pour développer les économies africaines ne sont pas encore développées. » Il a aussi souligné l’importance des compétences et de la capacité d’entreprenariat des jeunes pour le succès de l’Afrique. Zone de libre-échange continentale.
Dans la même logique, Hanan Morsy, le directeur des prévisions macroéconomiques et de la recherche à la BAD a déclaré que l’éducation était essentielle pour lutter contre la pauvreté et les inégalités. De son avis, la croissance économique de l’Afrique est restée stable en 2019 à 3,4% et devrait atteindre 3,9% en 2020 et 4,1% en 2021, ont révélé les Perspectives économiques en Afrique 2020.
«Investir à la fois dans l’éducation et dans les infrastructures offre un gain de croissance plus important que d’investir exclusivement dans les deux. En travaillant ensemble, nous pouvons y parvenir », a-t-elle déclaré.
Publié chaque année depuis 2003, les Perspectives économiques en Afrique fournissent des preuves et des analyses à jour convaincantes pour informer et soutenir les décideurs africains.
L’édition 2020 placée sous le thème ‘’Développer la main-d’œuvre de l’avenir de l’Afrique’’, a été présentée lors d’une manifestation parallèle à laquelle ont participé les décideurs politiques, les organisations de développement mondiales et régionales, la société civile, les médias et le monde universitaire.




























