Dans le cadre de la relance économique, le Fonds monétaire international (FMI) conseille fortement le gouvernement gabonais accroître les recettes non pétrolières et à contenir les dépenses non prioritaires tout en protégeant les dépenses sociales et les infrastructures.
Selon le FMI, il est important de respecter strictement les objectifs en matière de dépenses de protection sociale afin d’atténuer l’impact potentiel de la consolidation budgétaire sur les pauvres. Car, les risques de moins-values sur recettes restent élevés.
Si ces risques se concrétisent, les autorités devraient être prêtes à limiter les dépenses courantes pour s’en tenir à l’objectif de déficit, en recourant au mécanisme d’ajustement automatique prévu dans les lois des finances publiques.
En matière de finances publiques, la discipline doit être fondée sur des réformes structurelles visant à renforcer la transparence budgétaire et à améliorer la gestion de la trésorerie. Il s’agit de l’amélioration de l’exécution budgétaire, l’alignement des engagements de dépenses sur les plans de trésorerie, la création du compte unique du Trésor et l’amélioration de la gestion des recettes pétrolières renforceront la transparence, la gestion de la trésorerie et le contrôle budgétaire.
Pour le Fonds, il faut également continuer de renforcer la gestion de la dette et d’améliorer les processus de service de la dette, notamment par des réunions régulières entre la Trésorerie et les responsables de la dette, pour examiner les plans hebdomadaires de trésorerie afin de prévenir l’accumulation d’arriérés intérieurs et extérieurs. Il faut s’efforcer d’améliorer la supervision et la transparence des organismes publics et des entreprises publiques.
Tout comme il s’avère essentiel de réduire la vulnérabilité du secteur bancaire pour assurer la stabilité financière et soutenir la croissance. L’accélération de la liquidation des trois banques en difficulté et l’élimination rapide de l’effet de surendettement des prêts improductifs favoriseront la stabilité financière, le crédit au secteur privé et la croissance.
Il est aussi crucial de garantir la stabilité extérieure pour la croissance. Car, la poursuite de la consolidation budgétaire et des mesures concrètes pour assurer le rapatriement des devises par les exportateurs (y compris les compagnies pétrolières nationales) contribueront à reconstituer les réserves et les amortisseurs budgétaires internationaux de la BEAC.
Dans ce dernier cas, il faudra réviser la législation sur le rapatriement et la cession des recettes d’exportation, conformément au nouveau projet de loi révisé élaboré par la BEAC. Les autorités devraient s’efforcer d’adopter la législation nationale en 2019.
Alexandre Le-grand





























