Les gouverneurs africains du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, étaient en conclave, le 6 août 2020 dans le cadre d’une réunion virtuelle.
A l’occasion, ils ont procédé à un échange de vues, sur le thème : «Protéger le capital humain de l’Afrique face à la Covid-I9 : sauver des vies, préserver le bien-être, sauvegarder la productivité et l’emploi ». Plusieurs recommandations ont ainsi été formulées par ces plénipotentiaires à l’endroit du FMI et du Groupe de la Banque mondiale. Au premier rang desquelles, l’amélioration et l’efficacité de l’aide extérieure pendant la pandémie de Covid-I9.
Ainsi, reconnaissant qu’en cas de pandémie prolongée, un plan plus pugnace visant à augmenter les liquidités est nécessaire, les gouverneurs africains, exhortent le FMI et le Groupe de la Banque mondiale à être plus audacieux dans le renforcement des capacités, et des ressources financières des pays en vue de contenir la crise et faire face à ses répercussions économiques.
Ils demandent particulièrement au Groupe de la Banque mondiale de fournir les ressources nécessaires à tous les pays clients qui en ont besoin, notamment les petits Etats, les Etats en situation de fragilité et de conflit et ceux dont la dette est improductive ou qui sont confrontés à des chocs multiples.
Quant au FMI, ils recommandent de rechercher des solutions novatrices permettant de fournir une aide d’urgence aux pays dont l’endettement est insoutenable et d’étendre l’allègement de la dette à un plus grand nombre de pays, tout en mobilisant des ressources supplémentaires pour son fonds fiduciaire ARC.
En outre, ils demandent instamment au FMI d’envisager la reconstitution des ressources du fonds fiduciaire RPC comme l’une de ses priorités les plus urgentes et de plaider auprès de l’ensemble des membres pour une réaffectation générale des DTS non utilisés, avant une décision sur un nouveau cycle d’allocation de DTS aux pays ayant des besoins de de liquidité plus importants, entre autres options.
Toujours à l’endroit du Fonds, les gouverneurs exhortent également d’aller de l’avant avec l’achèvement de la 16e révision générale des quottes parts, fixé à la fin de 2023. Les deux institutions de Bretton Woods sont aussi appelées de coordonner étroitement leurs interventions liées à la mise en œuvre des nouvelles politiques sur la dette, en vue d’en assurer l’harmonisation et d’éviter de surcharger les pays avec des listes d’exigences différentes.
Pour rappel, la rencontre était présidée par présidée par le ministre camerounais de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey.































