Depuis le 1er janvier 2021, les échanges dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) sont désormais opérationnels. Il s’agit d’une étape historique dans le cadre de son intérieur.
Actuellement, le pourcentage du commerce que les pays africains font entre eux n’est que de 16 à 18%. L’essentiel du commerce du continent se fait avec le reste du monde, et la plupart des exportations africaines sont constituées de matières premières, y compris des produits extractifs comme le pétrole, le gaz et les minéraux, qui sont vulnérables à la volatilité des marchés.
Dans le cadre des échanges de la ZLECAf, les droits de douane sur divers produits pour lesquels des règles d’origine ont été convenues seront considérablement réduits et les commerçants de toutes tailles auront accès à un marché beaucoup plus vaste qu’auparavant. Les Obstacles non tarifaires (ONT) au commerce seront également traités et un mécanisme de notification et de résolution rapides des ONT a été mis en place (www.tradebarriers.africa).
Le marché plus grand incitera les producteurs à monter en gamme et soutiendra ainsi une industrialisation accrue et une valeur ajoutée sur le continent. Plus de possibilités d’emploi seront ainsi générées pour la population de jeunes en plein essor en Afrique. Il a déjà été démontré que pour atténuer la pandémie de Covid-19, des médicaments et des équipements de protection individuelle doivent être produits et transportés rapidement là où ils sont nécessaires. La ZLECAf sera un outil d’atténuation de Covid-19 en permettant un commerce libre et sans entrave des produits de santé à travers le continent.
Pour rappel, l’Accord établissant la ZLECAf a été signé en mars 2018, à Kigali au Rwanda, à la suite de la conclusion des principaux textes juridiques. 54 États membres de l’Union africaine ont signé et 30 pays ont déposé leurs instruments de ratification auprès du président de la Commission de l’Union africaine.
Les principaux objectifs de la ZLECAf sont de créer un marché unique pour les biens et services, de faciliter la circulation des personnes, de promouvoir le développement industriel et une croissance socio-économique durable et inclusive, et de résoudre la question de l’adhésion multiple, conformément à l’agenda 2063. Il jette les bases de l’établissement, à l’avenir, d’un marché commun continental.





























