Les travaux de construction du Poste de contrôle unique frontalier (PCU) de Koutere, entre le Cameroun et le Tchad en arrêt depuis 2011, vont pouvoir reprendre. Un avis à manifestation d’intérêt international relatif à la réalisation et actualisation des études en vue de son achèvement, vient d’être lancé par la Commission CEMAC.
La construction de cette infrastructure entre dans le cadre du 2ème Plan opérationnel du Programme économique régional (PER) 2017-2021 de la CEMAC. Il se veut un nouveau plan d’actions resserré et organisé autour de 13 projets prioritaires. Il est articulé autour de deux missions : le renforcement de l’intégration physique et l’accélération de l’intégration commerciale.
La construction de ce PCU de Koutere a bénéficié d’un financement dans le cadre du 9ème Fonds européen de développement (FED). Les travaux y relatifs ont été lancés en 2009. Ils ont été arrêtés en 2011 à environ 20% d’avancement physique, suite à la forclusion du financement, elle-même consécutive à la défaillance de l’entreprise.
L’on indique aussi que les fournitures et équipements de l’ouvrage ont, pour l’essentiel, été acquis et mis à la disposition de la Commission de la CEMAC, à l’exception du système de pesage des véhicules, qui devait être fourni dans le cadre d’un marché spécifique du programme.
Arrêtée à environ à 1,6 Mds de francs CFA, la construction de ce poste de contrôle a été réalisée à la demande de la Banque africaine de développement (BAD), qui se proposait d’y affecter les fonds préalablement destinés à la construction du PCU à la frontière entre le Cameroun et le Tchad à Kousseri. Malheureusement cette ultime tentative n’a guère connu plus de succès que la précédente, suite à la clôture intervenue en fin 2016, du don BAD dédié au programme.
La construction du PCU de Koutere vise plusieurs objectifs : contribuer à l’approfondissement de l’intégration par l’amélioration des échanges intracommunautaire et la facilitation du commerce et des approvisionnements et de réduire la durée et du coût du transit des marchandises.
Elle devrait aussi contribuer à la facilitation du commerce, améliorer des conditions de transit et de passage à la frontière, réduire la durée et des coûts de transport, des délais de dédouanement ainsi que des barrières physiques et non physiques le long de ce corridor.






























