Certes, l’économie gabonaise est désormais stabilisée, selon une appréciation du Fonds monétaire international (FMI), toutefois, la suite du programme avec cette institution de Bretton Woods, ne s’annonce pas aisée, compte tenu de plusieurs facteurs.
En effet, grâce au programme adopté avec le FMI en juin 2017, de nombreux progrès importants ont été enregistrés au Gabon. À preuve, la dette publique s’est élevée à 58,6 % en 2018 (contre 64 % en 2016), le solde courant ramené à -2,5 % (contre -10 % en 2016) et le solde budgétaire est passé de -5 % en 2016 à 1 % en 2018.
La dette intérieure, facteur de toutes les préoccupations
Toutefois, la persistance d’accumulation d’arriérés sur la dette intérieure rend impossible, en l’état, un passage devant le Conseil d’administration du FMI au titre de la quatrième revue. Les équipes du FMI considèrent que le Gabon doit démontrer sa capacité à honorer ses engagements avant de pouvoir envisager une présentation du dossier gabonais. Pour rappel, au 31 mars 2019, l’encours de la dette intérieure s’éleve à 1379,0 milliards de FCFA contre 1454,0 milliards de FCFA un an auparavant, et à la même période.
S’agissant des règlements, ils se sont élevés à 26,6 milliards FCFA au premier trimestre 2019, soit une baisse de 25% par rapport à la même période en 2018. Malgré tout, au niveau du ministère de l’Economie, des dispositions sont prises pour remédier à toutes ces incongruités.
Un calendrier crucial
Le calendrier prévisionnel du FMI pour le Gabon renvoie à trois grands rendez-vous. Le premier porte sur la mission, article IV en septembre. Il sera axé sur la gouvernance, l’équité budgétaire et l’équilibre entre diversification et recettes intérieures. Le deuxième, au mois d’octobre prévoit la tenue conjointe des quatrième et cinquième revues, avec un passage au Conseil d’administration du Fonds en décembre prochain.
Ce scénario est toutefois conditionné à la satisfaction du critère continu de non-accumulation de nouveaux arriérés. Adopté en juin 2017 afin de répondre aux effets de la crise des matières premières de 2014, ce programme prévoit une enveloppe d’aide de près de 385 milliards de FCFA (642 M USD au titre du mécanisme élargi de crédit.






























