C’est ce que révèle les services du Fonds monétaire (FMI), après analyse de la politique sociale du pays.
Pour institution onusienne, les écueils observés dans le processus d’exécution des dépenses sociales du Gabon s’expliquent principalement par plusieurs indicateurs. Il s’agit entre autres des contraintes dans la mise en œuvre des appels d’offre relatifs au programme de construction des établissements scolaires ; de la régulation des ordonnancements budgétaires et la mise en réserve d’environ un quart des crédits de la loi de finances. Cela, afin de garantir l’équilibre budgétaire en exécution ainsi que le calendrier universitaire qui permet le paiement d’une part importante des bourses dues aux étudiants au cours du dernier trimestre de l’année budgétaire.
Ainsi à fin Juin 2019, le taux d’exécution des dépenses sociales s’établit à 37% des crédits ouverts par la loi de finances 2019. Malgré un contexte budgétaire difficile, le gouvernement indique sa détermination dans le renforcement de la programmation et du suivi de ce type de dépenses. Pour inverser la donne, les autorités préconisent l’intensification des efforts pour assurer la prévisibilité et la qualité de ces dépenses sociales. Il a ainsi procédé à une délimitation plus exhaustive du périmètre des dépenses sociales.
Sont désormais prises en compte : les prestations sociales et les pensions servies aux agents publics ; les subventions sur le gaz domestique et le pétrole lampant ; les coûts du programme d’électrification et des installations hydrauliques destiné aux zones rurales n’ayant pas un accès au réseau public d’eau et d’électricité, ainsi que les frais d’inhumation, d’hospitalisation pour les indigents, ainsi que les accessoires de bourses.
A ce registre s’ajoutent également le soutien aux frais de transport ; les frais de scolarité des enfants des diplomates ainsi que les frais d’assurance santé pour les diplomates ; les dépenses relatives au service de sante militaire et enfin, les dépenses d’éducation du Prytanée militaire.
Il est à noter sur ce dossier, bien avant le FMI, dans un rapport, intitulé »Améliorer la qualité de la dépense publique pour favoriser une croissance inclusive » la Banque mondiale avait déjà attirer l’attention du gouvernement sur l’amélioration de la qualité dédites dépenses en vue de promouvoir une croissance inclusive. Ce rapport passe en revue, les dépenses publiques en matière d`éducation, de protection sociale et de santé, lesquelles sont cruciales pour le développement socio-économique et la réduction de la pauvreté




























