Le Fonds monétaire international (FMI) table sur une amélioration progressive du contexte macroéconomique gabonais, malgré un certain nombre de risques.
Dans une récente mise à jour de la situation macroéconomique du pays, le FMI révèle que la croissance hors pétrole devrait augmenter progressivement pour atteindre environ 5 % à moyen terme, à mesure que les projets agro-industriels, de transformation du bois et miniers arriveront à maturité.
Dans le même temps, l’investissement croissant dans le secteur pétrolier devrait aider à stabiliser la production, favorisant une augmentation progressive de la croissance globale qui pourrait atteindre 4 à 5 % en 2022–24.
En outre, en l’absence de choc majeur sur l’offre, l’inflation devrait rester en dessous de 3 %. La poursuite attendue du rééquilibrage des finances publiques devrait permettre d’améliorer le solde primaire hors pétrole à moyen terme, ramenant le ratio de la dette publique au PIB en deçà de 45 %.
Le compte courant deviendrait positif en 2022 et augmenterait ensuite progressivement pour atteindre environ 3 % du PIB à l’horizon 2024, les investissements en cours (y compris dans la zone économique spéciale) commençant à stimuler les exportations hors pétrole, notamment dans le secteur du bois et l’agro-industrie.
Les perspectives restent subordonnées à divers risques
Le risque le plus immédiat est un ralentissement du rythme des réformes souligne l’institution de Bretton Woods. Elle pointe en effet une baisse des cours mondiaux du pétrole qui contribuerait à la dégradation de la situation budgétaire et de la position extérieure et entraverait la croissance. Parmi les autres risques à la baisse figurent un recul de la croissance au niveau mondial et l’inachèvement de l’ajustement par des membres de la CEMAC.
Du côté positif, la croissance à moyen terme, pourrait être plus élevée si tous les projets d’investissement financés au moyen de l’IDE se concrétisaient, y compris ceux liés aux récentes découvertes de pétrole offshore. Compte tenu de l’incertitude entourant l’ampleur et le calendrier de ces projets, le scénario de référence des services du FMI ne tient compte que d’une partie des investissements directs étrangers et de l’activité économique prévus en lien avec les projets existants.
Les perspectives et les risques suscitent globalement le consensus
Les autorités conviennent dans l’ensemble des risques à la baisse et de la nécessité de constituer des marges de manœuvres supplémentaires et de poursuivre la diversification de l’économie gabonaise. Elles estiment cependant qu’il est probable que les résultats dépassent les prévisions. Selon elles, les investissements directs étrangers en cours dans l’extraction minière, l’agro-industrie, la sylviculture et dans la Zone économique spéciale (ZES) pourraient déboucher sur une croissance hors pétrole plus forte.
Elles font en outre observer que les nouvelles découvertes de pétrole, conjuguées à la mise en place d’un nouveau code des hydrocarbures favorisant la concurrence entre investisseurs dans les secteurs pétrolier et gazier, pourraient favoriser une forte expansion de la production de pétrole à moyen terme.




























