Le Gabon se débarrasse peu à peu de son étiquette de pays onéreux. En effet, les autorités fournissent d’énormes efforts pour rester en phase avec la norme communautaire en matière d’inflation
Le taux d’inflation qui mesure la variation moyenne des prix au cours des douze derniers mois par rapport aux douze mois précédents (indicateur de convergence communautaire de la CEMAC) se situe à 1,1 %pour le niveau national. Selon l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), de la Direction générale de la statistique (DGS), cette tendance s’est poursuivie au mois de septembre 2020, malgré une hausse l’indice des prix à la consommation des ménages de 0,2 %, par rapport au mois précédent.
En comparaison du trimestre dernier, l’augmentation de l’indice est de 0,5 %, tandis qu’en glissement annuel, les prix ont augmenté de 2,0 %. Au mois de septembre, la hausse du niveau général des prix par rapport au mois précèdent est essentiellement imputable à l’augmentation des prix des fonctions ‘’Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles’’ et ‘’Meubles, articles de ménage et entretien courant de la maison’’.
Ainsi, en raison de la hausse des prix des postes « loyers effectifs des locataires et sous-locataires » de 1,2 %, la fonction « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » affiche (0,4 %). Quant à la fonction ‘’Meubles, articles de ménage et entretien courant de la maison’’, elle enregistre une hausse de 0,8 %, attribuable principalement aux postes ‘’articles de ménage non durables’’, qui a augmenté de 1,8 %.
L’indice sous-jacent (l’évolution du niveau général des prix en dehors des produits frais et de l’énergie) a également observé une hausse de 0,2 % par rapport au mois d’août, et se situe à 102,2. De plus, les prix des produits de l’énergie ont baissé de 0,4 %, tandis que ceux des produits frais sont restés constants.
S’agissant de la provenance, les prix des produits locaux et des produits importés ont tous augmenté de 0,1 %. En termes de durabilité, les prix ont connu une hausse notamment de 0,4 %, pour les biens durables, de 0,1 % pour les biens semi-durables, de 0,3 %, pour les services. Par contre, les biens non durables enregistrent une constance pour les biens non durables.
Au regard de l’appartenance sectorielle, les prix des produits du secteur primaire ont connu une baisse de 0, 1 %. Alors que ceux des secteurs secondaire et tertiaire ont connu des hausses respectives de l’ordre de 0,1 % et 0,3 %. En variation trimestrielle et en glissement annuel, l’indice sous-jacent a connu respectivement une hausse de 1,2 % et une baisse de 1,3 % pour les prix des produits énergétiques, une hausse de 0,8 % et de 3,8 %pour les prix des produits frais et pour les prix des produits hors des produits frais et de l’énergie une hausse de 0,3 % et de 1,7 %.
Par rapport à septembre 2019, les prix des produits locaux (2,6 %) et ceux des produits importés (1,1 %) ont connu une hausse. S’agissant de la durabilité, on note une baisse de 0,8 % et de 3,0 % respectivement pour les prix des biens durables et des biens semi-durables. Les prix des biens non durables et des services ont connu une hausse de 2,0 % et de 2,9 %. Les prix des produits des secteurs primaire et tertiaires ont grimpé respectivement de 3,7 % et de 2,9 % contre une baisse de 0,4 % pour les produits du secteur secondaire.
Pour réaliser cette enquête, la Direction générale de la statistique s’appuie sur les pondérations de l’enquête gabonaise pour le suivi et l’évaluation de la pauvreté au Gabon (EGEP II) de 2017. Lesquelles pondérations ont été actualisées en 2018, année de base du présent indice. Par ailleurs, la population de référence de I’IHPC est l’ensemble des ménages résidant sur le territoire gabonais. S’agissant du panier de la ménagère, il comprend 750 variétés suivies dans 2670 points de vente. Chaque mois, 27452 relevés de prix sont affectés sur l’ensemble du territoire, en milieu urbain et rural.






























