La solidité du secteur financier et l’inclusion financière du Gabon ont été récemment passées au peigne fin du Fonds monétaire international (FMI)
Dans son rendu, l’institution onusienne indiqu’après être tombé à environ 8 % à fin 2016, le ratio de fonds propres du système bancaire a augmenté, atteignant 15,1 % à fin mars 2019. Un niveau nettement supérieur à l’obligation réglementaire de 10,5 % en zone CEMAC.
Ainsi, poursuit le Fonds, les banques sont restées relativement liquides et rentables. Toutefois, la baisse significative des recettes pétrolières et les contraintes de trésorerie qui en découlent, ainsi que les pratiques inadéquates de gestion des finances publiques, ont contribué à une augmentation rapide des arriérés intérieurs et ultérieurement des prêts improductifs. En outre, l’intermédiation financière est restée faible en raison de la morosité de l’activité de prêt, limitant la contribution potentielle des banques à la croissance économique.
Soutien du FMI aux efforts des autorités pour renforcer le secteur financier
Les services du FMI apportent un soutien conséquent aux efforts fournis par les autorités gabonaises dans le renforcement du secteur financier. Ils encouragent ainsi les autorités à mettre en œuvre en temps voulu, la stratégie et le plan d’action visant à réduire les créances en souffrance et le plan d’apurement des arriérés intérieurs arrêté dans le cadre du Club de Libreville. Ils appuient également la liquidation rapide des trois banques en difficulté, notamment en éliminant les obstacles techniques à la vente des actifs et en procédant au remboursement des déposants assurés dans les délais requis.
Nécessité d’une stratégie d’inclusion financière
Dans ce cadre, les autorités reconnaissent qu’il s’avère important d’élaborer une stratégie d’inclusion financière. Car, si elle s’améliore, relève le fonds, elle n’en reste pas moins faible. Seulement 34 % de la population gabonaise a un compte dans un établissement financier, très en deçà des pays à revenus comparables. Pour ce faire, les autorités restent déterminées à élaborer une stratégie nationale d’inclusion financière, allant dans le sens de la stratégie régionale et à renforcer le financement des petites et moyennes entreprises.































