Au terme des neuf premiers mois de 2020, le secteur de l’hôtellerie, tourisme et restauration demeure le plus impacté par les effets négatifs de la pandémie de Covid-19.
En effet, on a enregistré une chute des flux touristiques avec la fermeture des frontières et l’application des autres mesures barrières édictées par le gouvernement (confinement des populations, fermeture des hôtels, des restaurants et autres lieux de divertissement) au second trimestre.
Les mesures d’allègement prises par le gouvernement au troisième trimestre ont tout de même permis d’observer une timide reprise dans le secteur. Notamment, la réouverture des hôtels et des restaurants avec terrasse à compter du mois de juillet, sous réserve du strict respect des règles édictées par le protocole sanitaire spécifique au secteur du tourisme.
Néanmoins, cette reprise s’est caractérisée par une très faible fréquentation des structures hôtelières, compte tenu de la lente remontée du trafic aérien international. Par ailleurs, les bars, motels, night -clubs etc., demeurent fermés jusqu’à nouvel ordre.
Faut-il le rappeler, dans le cadre des activités ministérielles et conformément au calendrier présenté et validé par le Premier ministre, le ministre du Tourisme Pascal Houangni Ambouroué a lancé récemment lancé une mission d’évaluation et de sensibilisation des établissements touristiques de deuxième catégorie.
Selon les indications du ministère du Tourisme, le membre du gouvernement qui était accompagné par des techniciens de la direction générale du tourisme et de l’hôtellerie, s’est rendu dans plusieurs structures de la commune de Libreville. L’objectif : vérifier l’implantation du protocole sanitaire et de finaliser la cartographie des établissements touristiques.
Le constat fait sur le terrain a été très accablant. En effet, les différentes structures visitées par la délégation ne respectent ni protocole sanitaire, ni conditions élémentaires d’hygiène. Occasion a été donnée à Pascal Houangni Ambouroué de rappeler les promoteurs à l’ordre, avant de sommer ses équipes techniques à veiller à la normalisation de ces établissements, dans les brefs délais. Car, selon lui, « le tourisme gabonais doit se mettre aux normes concurrentielles ». Et d’ajouter. «Qu’avec la pandémie à la Covid-19, nous devons tout mettre en œuvre afin de favoriser un tourisme local et communautaire plus attractif ».






























