Pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et cinquième producteur de pétrole d’Afrique, le Gabon a enregistré une forte croissance économique au cours de la décennie passée portée notamment par la production de pétrole et de manganèse.
Ces cinq dernières années, le secteur pétrolier a représenté en moyenne 80 % des exportations, 45 % du PIB et 60 % des recettes budgétaires. Confrontées au déclin des réserves pétrolières, les autorités ont décidé de diversifier leur économie.
La situation budgétaire du Gabon s’est détériorée en 2015, le pays enregistrant un déficit pour la première fois depuis 1998. Les efforts du gouvernement pour juguler les dépenses et compenser le déclin des recettes pétrolières ne sont pas parvenus à relancer l’économie, qui a stagné et devrait afficher un taux de croissance de 0,8 % en 2018 contre 0,5 % en 2017.
Le développement limité des secteurs secondaire et tertiaire, touchés par l’affaiblissement des dépenses publiques, explique cette évolution. Mais la remontée des cours du brut, du manganèse et du caoutchouc — trois produits de base exportés par le pays — a sous-tendu la croissance dans le secteur primaire.
En 2019, la croissance pourrait rebondir à 2,9 %, tirée par les secteurs non extractifs comme l’agro-industrie ou le transport et les communications, dont les réseaux ont été modernisés.
Le gouvernement a lancé un audit du budget salarial de la fonction publique : parmi les premières mesures prises, la décision de payer les fonctionnaires à l’aide de bons de caisse et d’organiser des contrôles de présence in situ dans le but de débusquer les travailleurs fantômes.
La présidence et la primature ont réduit leurs effectifs de 40 % et le gouvernement a prolongé le gel des recrutements pour encore trois ans (hors secteurs sociaux).
Avec la Banque mondiale (octobre 2019)






























