A l’horizon 2022, la politique économique du gouvernement vise principalement l’équilibre des finances publiques. L’objectif étant de se rapprocher sinon, atteindre le seuil de convergence CEMAC, fixé à 35% des recettes fiscales, soit près de 422 milliards de francs CFA annuel.
Dans un contexte de modernisation de la fonction publique et au regard de l’impératif de maîtrise de la masse salariale – actuellement de 99 636 agents, main d’oeuvre non permanente y comprise, pour des charges de 710 milliards de FCFA (année 2018) – le gouvernement a initié plusieurs réformes structurelles et conjoncturelles avec l’appui des partenaires technique et financier.
Parmi celles-ci on peut citer : l’assainissement du fichier solde, le gel des concours et recrutements directs, la mise à la retraite systématique des agents atteints par la limite d’âge, la réduction des effectifs des cabinets ministériels, des institutions et des autorités administratives indépendantes, etc. Selon le gouvernement, la poursuite de ces réformes devrait freiner la tendance haussière de la masse salariale.
La masse salariale du secteur privé devrait quant à elle augmenter. En liaison avec la reprise des activités dans certains secteurs (BTP, commerce, service et bois…) et de la mise en œuvre de nouveaux projets structurants, notamment dans les mines, les transports et l’agriculture. Ces efforts devraient être renforcés par une amélioration du cadre des affaires et de la promotion des matières premières.






























