Tous les analystes économiques sont formels là-dessus. Les perspectives économiques de la sous-région Afrique centrale en 2020, sont tributaires de l’évolution de la pandémie de Covid-19, et surtout de ses effets sur l’offre et la demande globale de la sous-région ainsi qu’au niveau mondial.
Ils soulignent par ailleurs que, l’orientation des politiques macroéconomiques sera déterminante pour l’évolution de la situation économique dans la zone CEMAC. Dans ce cadre, l’assouplissement de la politique monétaire, mais surtout la stimulation budgétaire constituent à n’en point douter, des vecteurs de relance économique importants, dans un contexte d’incertitude et de morosité de l’activité économique.
Les informations les plus récentes et les perspectives au troisième trimestre 2020 tendent à confirmer la gravité de l’impact macroéconomique de la crise sanitaire, bien que la stratégie de « confinement partiel » ainsi que la levée de certaines mesures restrictives dès la fin du deuxième trimestre 2020 aient vraisemblablement contribué à atténuer son incidence négative sur les économies de la zone.
Ainsi, il est projeté une décélération de la récession par rapport aux prévisions de mars, et juin sur l’ensemble de l’année 2020. Pour tenir compte de l’incertitude inhérente à ces effets sur les économies de la CEMAC, les services de la BEAC ont mis à jour des prévisions du cadre macroéconomique sous les hypothèses, au niveau extérieur, d’une chute de 32,1 % des cours mondiaux de pétrole brut (41,69 dollars/baril, contre 61,39 dollars/baril en 2019), d’une dépréciation du dollar américain de 2,1 % à 573,8 FCFA/dollar), et d’une forte détérioration des termes de l’échange de 22,4 % ; au plan intérieur, de la baisse de la production de pétrole brut (-3,1 % à 44,5 millions de tonnes), du gaz (- 8,0 % à 5 840,2 milliers de tonnes), du bois (-7,6 % à 8 057,6 milliers de m3) et du cacao (-17,6 % à 252,1 milliers de tonnes).
Cette tendance à la baisse a été contrecarrée par la hausse prévue de la production de manganèse (+38,8 % à 10,2 millions de tonnes), du coton (+24,7 % à 460,3 milliers de tonnes), du café (+9,1 % à 48,4 milliers de tonnes), du caoutchouc (+134,1 % à 330,9 milliers de tonnes en 2020) et de l’or (+24,3 % à 578,9 kg). De plus, d’autres facteurs ont guidé ces prévisions, notamment la prise en compte des mesures de lutte contre la COVID-19 et des plans de relance économique mis en œuvre par les Etats, ainsi que les différents appuis financiers reçus des partenaires au développement.






























