Le représentant – résident du Fonds monétaire international (FMI) au Gabon, Agou Gomez Gbedia annonce la tenue de deux activités majeures par l’institution financière internationale au profit de la sous-région, au courant de ce mois de mai 2022.
Par ordre chronologique, il s’agit en premier lieu, de l’arrivée d’une mission du Fonds en charge de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) à Libreville. Cette mission se tiendra du 3 au 8 mai. Elle portera sur des discussions axées sur le système bancaire avec la Commission bancaire de l’Afrique central (COBAC).
Selon la représentation du Fonds au Gabon, c’est une mission périodique d’évaluation de la zone économique et monétaire Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). L’objectif étant d’évaluer la solidité du système financier actuel de la zone et ses défis afin de proposer des solutions.
La seconde activité quant à elle, est relative à la tenue, le 25 mai 2022, d’une conférence sur le rapport sur les perspectives régionales pour l’Afrique subsaharienne. Cette rencontre est placée sous l’égide du ministre du Budget et des Comptes publiques.
Il importe de noter que ce rapport publié le 28 avril 2022 fait état d’un nouveau choc avec une faible de marge de manœuvre pour l’Afrique subsaharienne. Selon le FMI, cette situation est en lien avec le conflit Russo-ukrainien. Lequel vient perturber la reprise économique prometteuse de la région, qui a connu un regain inattendu en 2021, faisant ainsi passer les prévisions de croissance de 3,7 % à 4,5 %. Malheureusement, ce conflit change de façon tragique, le cours des événements et devrait ralentir la croissance à 3,8 % en 2022, fait savoir le FMI.
Par ailleurs, poursuit le Fonds, cette nouvelle crise vient se superposer à une pandémie persistante, tandis que l’évolution des coûts d’emprunt et de la demande mondiale est soumise à une incertitude croissante, ce qui complique considérablement la tâche des pouvoirs publics, qui font face à une augmentation des besoins, une aggravation des risques et un rétrécissement de leur champ d’action.
Face à cette situation, le FMI préconise aux Etats, non seulement accélérer la vaccination, mais également répondre à trois priorités urgentes : remédier aux effets locaux de la guerre, trouver l’équilibre entre la croissance et l’inflation et enfin, maîtriser l’ajustement des taux de change.
En outre, au-delà des crises actuelles, le Fonds appelle les pouvoirs publics d’agir résolument pour diversifier l’économie, encourager l’intégration régionale (y compris par l’intermédiaire de la zone de libre-échange continentale africaine), libérer le potentiel du secteur privé et relever les défis des changements climatiques. Avant de mettre en exergue, le rôle vital que continuera à jouer la solidarité et la coopération internationales dans tous ces domaines.



















