Dans le cadre de la redynamisation et de la modernisation de son secteur des hydrocarbures, le Gabon a initié un certain nombre de réformes, permis lesquelles, la restructuration de son cadre juridique des hydrocarbures. Elle concerne la mise en place de deux codes distincts, l’un dédié au pétrole, l’autre au gaz, en remplacement du Code unique de 2019. Ces deux documents de référence marquent l’amorce d’une vaste réforme juridique de l’industrie des hydrocarbures au Gabon.
Dans cette dynamique, le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema a procédé ce 06 novembre 2025, à la réception officielle des nouveaux codes du Pétrole et du Gaz. Cette démarche s’inscrit dans la vision du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à renforcer l’attractivité du Gabon auprès des investisseurs tout en consolidant un écosystème national performant et adapté aux exigences actuelles du secteur.
Ces deux documents de référence constituent le socle du futur Code des hydrocarbures. Ils visent à optimiser les performances des secteurs pétrolier et gazier, à dynamiser l’économie nationale et à instaurer un climat d’investissement propice, rassurant pour les opérateurs locaux et internationaux.
Par ailleurs, le ministère entend, à travers cette réforme, intensifier les partenariats avec de grands groupes afin de valoriser le potentiel du bassin sédimentaire gabonais, notamment en offshore profond et très profond. Dans un esprit d’inclusivité et de transparence, le projet de code sera soumis à l’appréciation de la Convention des entreprises pétrolières autochtones du Gabon et de l’Union pétrolière gabonaise avant son adoption définitive. Cette approche témoigne de la volonté du gouvernement de rendre le processus plus inclusif et transparent.
La réforme répond enfin à plusieurs pressions simultanées mêlant recul de la production sur les champs matures, la nécessité de valoriser le potentiel offshore profond et très profond du pays (jusqu’à 72% du bassin sédimentaire restant sous-exploré) et l’impératif d’attirer des majors internationales. Le nouveau cadre entend ainsi mieux intégrer les acteurs autochtones et offrir un meilleur contenu local, tout en garantissant un environnement fiscal et contractuel plus compétitif.
Désormais, le marché et les investisseurs devront toutefois rester attentifs au contenu final des textes avec notamment la fiscalité appliquée, les clauses de stabilité, les conditions d’exploration offshore profond, et les mécanismes de partage de valeur entre l’État et les opérateurs.



















