Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au milieu de l’année 2020, la plus grande part des migrants dans la sous-région provenait de la République centrafricaine (20 %), du Soudan (10 %), de la République démocratique du Congo (8 %), du Rwanda (7 %), l’Angola (6 %) et le Nigéria (5 %), et ces migrants se sont principalement déplacés vers les pays voisins.
Ces pays ont dominé la liste des principaux pays d’origine en Afrique centrale pendant des décennies, les pourcentages relatifs variant en fonction des tendances de déplacement.
Cameroun
De multiples crises ont contribué au déplacement au Cameroun ces dernières années. Les attaques de Boko Haram et le changement climatique ont entraîné des déplacements à grande échelle dans le nord, avec plus de 321 000 déplacés internes et 114 000 réfugiés enregistrés en octobre 2020.
Le conflit entre les groupes armés non étatiques et les forces de sécurité gouvernementales dans les zones anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a entraîné 705 800 autres personnes déplacées à l’intérieur ou à l’extérieur de la région et 60 900 réfugiés camerounais au Nigéria. Près de 293 000 réfugiés de la République centrafricaine résidaient également au Cameroun à la fin de 2019.
République démocratique du Congo
Près de 2,2 millions de personnes ont été nouvellement déplacées en République démocratique du Congo en 2020 en raison de conflits armés et de combats intercommunautaires dans l’est et 279 000 personnes ont été nouvellement déplacées en raison de catastrophes. 800 000 réfugiés congolais supplémentaires sont actuellement déplacés, la majorité résidant dans les pays voisins.
République centrafricaine
Dans ce pays, un quart de la population a été déplacé depuis l’escalade du conflit en 2013. De nouveaux déplacements se poursuivent, le nombre de réfugiés atteignant un pic de plus de 600 000 personnes en 2019 et près de 100 000 personnes nouvellement déplacées à l’intérieur du pays.
Tchad
En raison de la crise dans le bassin du lac Tchad, on recense 294 671 personnes étaient déplacées à l’intérieur du Tchad en octobre 2020. Plus de 442 000 réfugiés vivaient également au Tchad fin 2019, 97 % en provenance du Soudan ou de la République centrafricaine.
Il est à noter que la coopération en matière de migration en Afrique centrale est entravée par une intégration régionale relativement faible. Les barrières géographiques et les mauvaises infrastructures de transport limitent la mobilité Le commerce intra-régional est parmi les plus faibles d’Afrique, et la mise en œuvre des accords régionaux de libre-échange et de tarifs communs a été lente.
De nombreux pays ont des liens économiques et historiques plus forts avec des pays extérieurs à la sous-région et montrent un intérêt limité pour la poursuite d’initiatives régionales communes.
En outre, la plupart des pays sont membres de plusieurs organismes régionaux qui se chevauchent, ce qui crée une confusion sur les priorités et les obligations.



















