Le Conseil d’administration du FMI vient d’achever les entretiens annuels concernant les politiques communes de la CEMAC et les politiques communes à l’appui des programmes de réforme des pays membres.
Dans son rapport, l’Institution financière ne fait pas de mystère des inquiétudes quant à la difficile reprise économique de la zone. En effet, avec la baisse des prix du pétrole à moyen terme, les perspectives prévoient que les ajustements budgétaires et externes de la CEMAC seront plus lents que prévu précédemment, et les risques sont orientés à la baisse, a -t-elle fait savoir.
Néanmoins, nuance-t-elle, la croissance devrait rebondir en 2021 pour s’établir à 2,7% et continuer de s’accélérer progressivement jusqu’à environ 3,5% à moyen terme, car les réformes visant à améliorer la gouvernance et le climat des affaires devraient lentement s’implanter. Selon le fonds, des efforts équilibrés d’assainissement budgétaire augmenteraient les recettes non pétrolières et contiendraient les dépenses.
En outre, poursuit le fonds, les réserves devraient être reconstruites à un rythme plus lent que prévu précédemment, mais devraient atteindre l’équivalent de 5 mois d’importations d’ici 2025. L’inflation devrait se maintenir à environ 2,5% à moyen terme, en dessous du critère de convergence régionale, car la politique monétaire resterait suffisamment serrée. Ces perspectives sont très incertaines et dépendent de l’évolution de la pandémie et de son impact sur les prix du pétrole.
Il suppose également la poursuite des programmes appuyés par le FMI avec le Congo, la RCA et la Guinée équatoriale, une aide d’urgence supplémentaire du FMI pour la région et l’approbation de trois nouveaux programmes appuyés par le FMI (Cameroun, Tchad et Gabon) en 2021.
De manière globale, le FMI note que la région est à un moment critique, alors que la deuxième phase de la stratégie régionale est sur le point de commencer. Il invite de ce fait, les institutions régionales de la CEMAC et les autorités nationales à viser à transformer radicalement la région. Cela, en mettant en œuvre, des réformes de gouvernance, de transparence et de climat des affaires qui jetteront les bases d’une croissance diversifiée, inclusive et durable.



















